ART. III. DE LA DISSOLUTION DES FIANAILLES
75 i, D. Est-ce une cause suffisante de dissolution qu'un riche heritage qui advient au fiance?
#. II y a con Iroverserbeaucoup lenient, parcequerienn'est change dans la fiancee; d'autres l'affirment, parce qu'entre 1'un et 1'autre, il n'y a plus la meme condition de fortune, et si le fiance eut prevu ce cbangement, il n'aurait pas
1. C'est pour 1'cnseignement oral que sont reservees les etudes
pleines de delicatesse sur les rapports des fiances entre eux, etudes
auxquelles Sanchez consacre, dans son classique traile De malrimonii
sacramenlo, plusieurs dissertations dont, par extraordinaire, on peut
traduire les litres en irangais.
Si, entre fiances, sont permis les attoucliements, regards et discours honteux? (11 y a la-dessus 55 articles!)
<L S'il est permis aux fiances de se delecter a I'ayancc dans la pensee des jouissances qu'ils eprouvcront de leurs futurs rapports sexuels? etc.
t (Lib. IX, Disp. XL VI, XLYII....)
youlu s'eng.iger vis-a-vis de la meme personne. Cette opinion est approuvee par saint Liguori, duns un cas ou le Qance n'etanl pas devenu plus richc, on luioi'fruituueiiaiicee notablemenl plus ricbequela prrmiere.
D. Les fiancailles sont-ellcs rompues par le voeu de chastele, ou par le voeu d'entrer dans les Ordres saeres ?
R \ Si le vceu precede les fumcuilles, il est evident qu'elles deviennent nulles, parceque lapromesse demariage est alor? une chose illicite et par suitg. n'olilige pas.
2 Si le vosu suit les fiancailles, selon ropiuioti plus probable, elles sont egalement romjiues, parce quo la promesse est cr^ce contraclee avec cette condi lion lacite: a moins que je ne choisisse un meilleur etat J )).
752. ... D. L'une des parties aynnt un defaut cacbe doit-elle le declarer avant les fiangailles, ou celles-ci luites, avant le mariage 1
R. Non, sice defaut nerend pas le mariage prcjurliciable, mais seulcment moins altrayant; par exemple, si la jeune fille qu'on regarde corame vierge ne 1'cst pas, parceque, comme la coutume 1'a etabli, nul n'est lenu de devoiler a 11 n autre ces series de choses. En outre, mil n'cst tenu de devoiler sou dei'aut au risque de sc dishonorer, lorsqu'il ne porte atteinte a aucun droit grave d'un autre. ... .
CIIAPITRE II
De la proclamation des ban*