‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 288 sur 344 · ART. I. DE LA LUXURE EN GENERAL ET DES ESPECES DE LUXURE CONSOMMEE · texte numérisé non relu

ART. I. DE LA LUXURE EN GENERAL ET DES ESPECES DE LUXURE CONSOMMEE

. QUESTION I. Ce qu'est la luxure, et de ses especes. '

(( La luxure est un appetit deregle, ouun usage immodere des cliosesvenerierines, c'est-a-dire des voluptes veneriennes.

Elleest/jar/aife et consomme'e, quajconsistit in voluntaria seminis effusione, ou imparfaite, quae fit sine effusione seminis. On la dit aussi naturelle, lorsque sont conservees toutes les conditions que demande la nature pour la generation de riiomme , ou innaturelle dans le cas contraire.

II. Combien il y a de sortes de de'tectalion dans la luxure , ou volupteet delectation,

II y a trois sortes de delectation : spirituelle, organique et venerienne.

Le professeur insiste sur cette derniere quae sentitur circa paries venereas, et oritur ex commotione spirituum, seu humorum spermaticorum generationi inservienlium. II la divise denouveau en le'gere: levis est spirituum, seu humorum spermaticorum generationi inservientium commotio levis tantum, ac ex lumbis decisio, adhuc longe

SUR LE Vl PRECEPTE Dl) DECALOGUE. 511

distans ah effusione seminis..., et en vehemente : spirituum spermaticorum commolio fortis et notabilis, quai in homine sano proximum scminis effundendi periculum continet *.....

III. Combien il u ade causes de delectation et d'emotion charnell ,

II y a deux causes : per se, et per accidens; on pouirait dire directe ou indirecte, celle-ci pouvant etre le'gere ou grave, siiivant ses consequences sur les sens du patient. Ce dernier point est assez difficile a determiner, car sic dantur, qui ex solo mulieris aspectu yel tactu, etiam honesto, motus inordinatps experiuntur : tel etait Tartuffe ; alii e contra, qui ex mulieris etiam nudae conspectu vix commoventur : telle etait Dorine.

IV. Combien il y a d'especes de luxure naturelle consommee. Quel peche'est la simple fornication.

II y a sept series de luxure naturelle consomme'e : la simple fornication, le stupre, i'adultere, I'inceste, le rapt, le sacrilege, le proxe'ne'tisme.

La fornication simple est le rapport humain etnaturel de deux personnes libres. On la divise en trois sortes : simplement dite, concubinage et prostitution.

Suit une longue dissertation.

V. S'il y a quelque malice particuliere dans la fornication : ld'un fiance avec une tierce per sonne; %d'un baptise avec un non-baptise; 3 d'un catholique avec un non-calho- Uque; 4 d'un tuteur avec sa pupille', 5 avecun eunuque, un impuissant, une veuve; 6 d'une servante avec son maitre.

De cette Ires instructive etude, et tres delaitlee, je ne retiens qu'une reponse, qui montre bien le point de vue tout grossier auquel se place le casuiste.

1. Sanchez sera toujours en cesmatieres un maitre qu'on pemlmiter, mais non surpasser. Roussclot parait fade a cote de cette phrase ardente <& emue, ou semblent se trahir ensemble et 1'cxperience et.les regrets : Adeo vehemens in seminis effusione deleclatio sentitur, ut illam ho- *v<iR3, tanquam sumnium bouum prosequantur, illique, veluti suse feliciiali ?dJuereant. 9 Et pourtant Rousselot devait s'y connaitre !

Copula ab eunuclio vel frigido habita specialem continet malitiam, quia, cum semen non habeat, intervenit finis naturalis frustratio.

VI. Comment le confesseur doitseconduire avec les concubines.

VII. Si les prostitutes peuvent etre tolerees, ets'il est permis de leur louer sa maison.

On peut les tolerer, pour eviter un plus grand mal ; on peut leur louer sa maison, si tout le monde leur refuse et que leur absence occasionne uu plus grand mal.

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