‹ La morale des lignesChapitre 16 sur 31 · Page 59. — 2. Page lit et suivantes · texte numérisé non relu

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Une ligne des lèvres, une courbe du dos, un mouvement de la main bien précisés créent des parentés inattendues, mais réelles cependant entre les énergies les plus variées.

L’art dépouille et fixe. Il donne du relief à la réalité primordiale et, par conséquent, il tient peu de compte de nos conventions et de nos apparentes vérités. Rouveyre, dans la série de ses recherches cruelles souvent, si affolantes parfois par l’inattendu et la vérité qui éclate dans un trait ou dans une ligne, établit une échelle, une courbe des valeurs réelles, des âmes et des énergies. Un des premiers il veut déchirer le voile sentimental et rendre à l’art sa précision presque mathématique. Voici la valeur réelle des sujets créés et évoqués par lui : ni le titre, ni la profession, ni la gloire, ni la « beauty » ne les préserve contre la loi des courbes et des plans; une si jolie femme s’écroule dans le burlesque ( Sorel 1 de face); ce petit laideron brille comme une étoile ( Suzanne Des prés*) ; la femme qu’on croyait spirituelle est une pauvre épave, et ce fier savant, un inquiétant cérébral.

Trois règles essentielles apparaissent dans les dessins de Rouveyre :

1° Loi de la durée et de la persistance de la matière qui se manifeste soit comme tare (la Comédienne ), soit comme plan de soutènement ( Barlel s) et prend la forme de plan et rapport fixe (nez des Sorel *), lignes récurrentes (Y Actrice, la Comédienne ), rapport entre épaule et tête (A. de la Gandara 3);

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SOIÎEL.

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