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LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS
iciils palcrnels, du souverain : une fciniuc ne doit jamais se gouverner à sa guise » A oiei qui est eneore davantage en eoncordance avec les idées sémitiipcs et en opposition avec la conception aryenne ; ((Il n’y a ni sacrifice, ni pratique pieuse, ni jeûnes (|ui concernent les femmes en particulier S); c'est-à-dire que la femme, d’après la Loi de Alanou, n’a pas de place dans la religion.
A l’époque des hymnes, au contraire, elle y jouait un un rôle indispensable. Faut-il attribuer cette transformation à une simple évolution des idées des aryens, ou à l’introduction des principes sémitiques Il semble bien que cette seconde liypotbcse soit la plus plausiljlc.
Lorsque la Loi de Manou déclare que (( dans toutes les classes, ce sont principalement les femmes c|ui doivent être surveillées sans cesse ^ » elle semble s’inspirer de la défiance qui enveloppe la femme dans les sociétés hébraïques. 11 en est de même des prescriptions suivantes : (( Jour et nuit les femmes doivent être tenues dans un état de dépendance par leurs protecteurs ; et même lors(|u’clles ont trop de penchants pour les plaisirs innocents et légitimes, elles doivent être soumises par ceux dont elles dépendent à leur autorité. — Si les femmes n’étaient pas surveillées elles feraient le malheur de deux familles. — Que les maris, (juelque faibles qu’ils soient, considérant que c’est une loi suprême pour toutes les classes, aient grand soin de veiller sur la conduite de leurs femmes. En effet un époux préserve sa lignée, scs coutumes, sa famille, lui-même et son devoir, en préservant son épouse '. » — (( Il est dans la nature du sexe féminin de chercher ici-has à corrompre les hommes, et c’est pour celte raison cjue les sages ne s’abandonnent jamais aux séductions des femmes. — En effet une femme peut en ce monde écarter du droit chemin, non seulement l’insensé, mais aussi l’homme pourvu d'expérience, et le soumettre au joug de l’amour et de la passion. — 11