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Ibid., IX

LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

OU d’iiue femme entraîne egalement l’impureté de tous ses sapindas. « Un élève qui accomplit la cérémonie des funérailles de son directeur, dont il n’est point parent, n’est purifié qu’au bout de dix nuits'. » Après avoir pris part à un sacrifice olfert aux mânes (srùddJia) on doit s’abstenir de relations sexuelles : « Si un bomme après avoir assisté à un sraddha, partage le même jour la couche d’une femme, ses ancêtres pendant le mois seront couchés sur les excréments de cette femme U »

Il est inutile d’insister sur les autres cas multiples dans lesquels un individu devient impur par suite d’un fait auquel il est lui-même étranger. Ajoutons seulement un dernier cas, parce qu'il est significatif au point de vue du caractère attribué aux princes : (( Lorsqu’un homme demeure dans le même lieu qu’un souverain de race royale qui vient à mourir, il est impur tant que dure la lueur du soleil et des étoiles, selon que l’événement a eu lieu le jour ou la nuit. »

Il est impossible encore de ne pas constater une analogie profonde enti'e les prescriptions suivantes du Gode de Manou et celles des Livres hébraïques : « Lorsque le mari d’une jeune tille vient à mourir après les liauçailles, que le propre frère du mari la prenne pour femme selon la règle suivante : après avoir épousé, suivant le rite, cette jeune tille, qui doit être vêtue d’une robe blanche, et pure dans ses mœurs, que toujours il s’approche d’elle une fois dans la saison

favorable, jusqu’à ce qu’elle ait conçu L » Les lois de Manou, conformément à l’esprit de celles de Moïse, autorisent les relations d’un frère avec la femme de son frère lorsque celle-ci n’a pas d’enfant. « La femme d’un frère aîné est considérée comme la belle-mère d’un jeune frère, et la femme du plus jeune comme la belle-fdle de l’aîné. Le frère aîné qui connaît charnellement la femme de son jeune frère, et le jeune frère la femme de son aîné sont dégradés, bien qu’ils y aient été invités par le mari ou par des parents, à moins que

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