‹ La morale des religionsChapitre 298 sur 380 · I. CcUéc/i., p · texte numérisé non relu

I. CcUéc/i., p

a. Ibid , p. 343-344- 3. Ibiil., p. 3/|a.

vent, dès leur naissance, les faire baptiser, puis leur inculquer toutes les croyances de la religion chrétienne : « Un devoir trop négligé par les parents est celui qui consiste, quand ils ne peuvent pas se charger eux-mêmes de leur instruction, à procurer à leurs enfants le bienfait d’une école catholique. (( L’Eglise, dit Léon XIII, a toujours ouvertement condamné les écoles appelées mixtes ou neutres. )) [Encycl. aux évêques de France, 8 février i884.) Elle ne tolère la fréquentation de ces écoles neutres, en règle générale, que là où il n’y a pas d’écoles catholiques, capables du moins de rivaliser avec les premières pour l’étendue des connaissances et riiabileté des maîtres..., les parents pèchent presque toujours gravement en envoyant leurs enfants dans des écoles neutres, parce qu’ils les exposent à y perdre la foi'. » Un mandement épiscopal récent et qui tire des circonstances où il fut publié une importance particulière trace de la façon suivante les devoirs des parents en matière d’instruction de leurs enfants : « Pères de famille ne l’oubliez jamais : il n’y a pas au monde de souveraineté humaine plus sacrée et plus indépendante que celle de votre foyer : vous en êtes le roi ; et dans le gouvernement de votre humble royaume, dans l’œuvre essentiellement paternelle de l’éducation, aucune puissance séculière n’est supérieure à la vôtre ; vous n’avez d’autre maître que Dieu. Personne ne peut, sans votre agrément, toucher à l’aine de vos enfants ; personne ne peut, sans votre délégation formelle, usurper la mission de former leur intelligence, leur caractère et leur coiur. Le législateur qui tenterait de s’introduire chez .vous pour y prendre vos enfants et les emprisonner, malgré vos refus, dans une école qui n’a pas votre confiance, violerait à la fois et votre autorité et votre liberté L »

Il est intéressant de comparer l’ardeur mise par l’Eglise, actuellement, à proclamer les droits du père de famille sur ses enfants, avec la conduite qu’elle tenait, à ce même point

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