Ibid., cliap. IV
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même s’ils désirent les épouser : « Le désir d’épouser une femme, soit que vous le lassiez paraître, soit que vous le receliez dans vos cœurs, ne vous rendra point coupables devant Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous empêcher de songer aux femmes; mais ne leur promettez pas en secret, à moins que l’honnêteté de vos discours ne voile votre amour^ . » Nulle part, dans le Koran, on ne voit percer le mépris jîour la femme dont les Livres sacrés des Hébreux sont imprégnés et qui apparaît, d’une manière non douteuse dans toutes les œuvres des écrivains du christianisme primitif. Le Koran contient même quelques prescriptions destinées à protéger les femmes contre les mauvais traitements: « Le ciel a entendu la voix de celle qui t’a porté des plaintes contre son mari, et qui a levé vers le Seigneur des yeux baignés de larmes. H écoute vos raisons; il est intelligent et attentif. » Ce verset lut provoqué par la plainte que fit entendre à Mahomet une femme à laquelle son mari avait dit « tu seras désormais aussi sacrée pour moi que le dos de ma mère ». Le prophète condamne cette conduite et en fait proclamer la condamnation par un autre verset du Koran : « Ceux qui jurent que leurs femmes seront aussi sacrées pour eux que leur mères, commettent une injustice. Leurs mères sont celles qui les ont mis au jour. Elles ne sauraient devenir leurs épouses' . » Afin de maintenir la paix dans les ménages, le Koran prescrit : « Si xous craignez la discussion entre le mari et la femme, appelez un juge de chaque coté, et s’ils consentent à vivre en bonne intelligence. Dieu fera régner la paix au milieu d’eux, parce que rien n’échappe à sa connaissance^. »
Pour empêcher les maris de frapper injustement d’ostracisme une de leurs femmes, le Koran impose une ohligalion à ceux qui, ayant juré de ne plus avoir de rapports avec leurs femmes, veulent revenir à elles : « Ceux qui jurent de ne plus vivre avec leurs femmes, et qui se repentent de leur serment, ne pourront avoir commerce avec elles