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caresses; mais si la voix de la nature, si la complaisance vous font céder à leurs désirs, le Seigneur est indulgent et miséricordieux'. » Les prescriptions du Ivoran relatives à certains états physiologiques des femmes ne respirent pas le mépris dont sont imprégnées celles de Moïse ; elles sont manifestement dictées par la seule préoccupation de Thygiène : « Ils t’interrogeront sur les règles des femmes. Disleur : c’est une tache naturelle. Séparez-vous de vos femmes pendant ce temps, et ne vous en approehez que quand elles seront purifiées. Lorsqu'elles seront lavées de cette tache, venez à elles comme vous l'ordonne Dieu L » Il est cependant jiermis de voir autre chose qu’une précaution d’hygiène dans la prescription suivante : (c Puriliez-vous après vous être approchés de vos épouses. Lorsque vous serez malade ou en voyage, et que vous aurez satisfait vos besoins naturels ou eu commerce avec des femmes, frottez-vous le visage et les mains avec de la poussière si vous manquez d’eau » Le fait d’autoriser le remplacement de l’eau par la poussière indique bien que la purification prescrite dans les lignes ci-dessus est d’ordre religieux plutôt qu’hygiénique. C’est une réminiseenee des idées juives sur l’impureté de la femme.
Un progrès moral important est réalisé par le Ivoran, en ce qui concerne la femme, par le fait de l’importance qu’il attache à son serment. La femme accusée d’adultère sans que quatre témoins puissent être fournis à l’appui de l’accusation est admise à se justifier par simple serment:
Les maris qui, sur le seul témoignage, accuseront leurs femmes d’adultère, jureront quatre fois, par le nom de Dieu, qu’ils disent la vérité. — ■ Le einqnième serment sera une imprécation sur eux-mêmes, s’ils sont parjures. — La femme se délivrera du châtiment, en jurant quatre fois, par le nom de Dieu, que le crime dont on l’aecuse est faux. — Au cinquième serment, elle invoquera sur elle la vengeance céleste, si elle n’est pas innocente. — Si le Dieu