‹ La morale des religionsChapitre 362 sur 380 · Ibid., cliap. n · texte numérisé non relu

Ibid., cliap. n

lade, ou hors d’état de dicter, que son procureur le fasse pour lui suivant les règles delà justice. Qu’on appelle pour témoin deux hommes, ou à défaut de Fun, deux femmes choisies à votre gré. Si l’une d’elles se trompait par oubli, l’autre pourrait lui rappeler la vérité... Qu’on écrive en entier la dette grande ou petite, jusqu’au terme de la liquidation, cette précaution est plus juste devant Dieu, plus sûre pour les témoins, et plus propre à ôter tous les doutes... Appelez des témoins dans vos pactes, et ne faites de violence ni aux scribes, ni aux témoins. Ce serait commettre un crime ' . »

Le Koran recommande une véracité absolue dans le témoignage et ordonne de ne jamais le refuser. (( O croyants ! que l’équité règle vos témoignages, dussiez-vous prononcer contre vous-meme, contre un père, un parent, un riche ou un pauvre. Dieu les touche de plus près que vous. Que la passion ne vous écarte jamais de la vérité ; qu elle ne vous fasse pas refuser votre témoignage C »

Il condamne sévèrement tout ce qui peut nuire aux autres ; d’abord le mensonge. A propos des aliments interdits, Mahomet se fait envoyer du ciel le verset suivant : (( Gardez-vous de proférer un mensonge, en disant : cela est permis, cela est défendu. Les menteurs ne prospéreront point )) Il n’est pas moins dur pour la médisance et la calomnie : (( Malheur au médisant et au calomniateur !... certainement il sera précipité dans l’enfer '. » Comme toutes les lois des peuples primitifs, le Koran est extrêmement sévère à l’égard du vol : « Coupez les mains des voleurs, hommes ou femmes, en punition de leur crime. C’est la peine que Dieu a prononcée contre eux^ »

L’assassinat est sévèrement traité, surtout (juand il s’agit d’un croyant : (( Celui qui tuera un fidèle volontairement aura l’enferpour récompense. Il y demeurera éternellement. »

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