Ibid., chaj). ii
LES SANCTIONS MORALES DE LTSLAMISME
Koran, et c’est pour cela que tous accomplissent avec une si grande ponctualité les devoirs qui leur sont assignés par leur Livre sacré. Ou peut objecter, il est vrai, que d’après la croyance généralement répandue parmi les musulmans, Dieu arrêterait, chaque année, pendant la 27" nuit du Uamadan ou w nuit du Destin », tous les événements de l’année suivante, mais cette croyance n’a aucun fondement dans le Koran. Cette nuit, fait observer Savarv, (( fut nommée El-Cadar, parce que Dieu y disposa toutes choses avec sagesse ». Mais le Koran se borne à dire d’elle : « Elle fut consacrée par la venue des anges etde l’esprit. Ils obéirent aux ordres de l’Eternel, et apportèrent des lois sur toutes choses. La paix accompagna cette nuit jusqu’au lever de l’aurore '. » Si l’on s’en tient au texte du Koraii, Dieu donna, pendant cette nuit célèbre, des lois au monde, c’est-à-dire lui envoya le Koran, ce qui n’a rien de commun avec une aflîrmation quelconque de fatalisme ou de déterminisme.
Le paradis et l’enfer de l’islamisme sont très nettement matériels et destinés, si je puis dire, à des êtres faits de chair et d’os, à des corps eux-mêmes matériels : « Annonce à ceux qui croient, et qui font le bien, qu’ils habiteront des jardins où coulent des lleuves. Lorsqu’ils goûteront des fruits qui y croissent, ils diront ; voilà les fruits dont nous nous sommes nourris sur la terre ; mais ils n’eu auront que l’apparence. Là ils trouveront des femmes purifiées. Ce séjour sera leur demeure éternelle®. — Dis : que puis-je annoncer de plus agréable à ceux qui ont la piété, que des jardins arrosés par des lleuves, une vie éternelle, des épouses puiiliées et la bienveillance du Seigneur qui a l’œil ouvert sur ses serviteurs ? — Tel sera le partage de ceux qui disent : Seigneur, nous avons cru ; pai'donne-nous nos lautes, et nous délivre de la peine du feu ; — de ceux qui ont été patients, véridiques, pieux, bienfaisants, et qui ont imploré la miséricorde divine dès le matin h » — (( Ceux qui craignent le Seigneur habiteront les jardins de délices. Ils y demeu-