‹ La morale des religions [microform]Chapitre 128 sur 340 · Ibid., p. 3o-4- 3. Ibid., p · texte numérisé non relu

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LA MORALE RELIGIEUSE DES PEUPLES ARYENS

pas encore atteint. Il ne peut lêlre cpiele jour on le inoinc se condamne à la plus complète solitude : « Quand devant moi, quand derrière moi mon regard n'aperçoit plus personne, certes il est doux de demeurer seul en la foret. Allons I je veux m'en aller dans la solitude, dans la forêt que loue le Bouddha : c'est là qu'il fait bon être pour le moine solitaire qui aspire à la perfection... Seul, sans compagnon, en la forêt vaste et charmante, quand aurai-je atteint mon but. quand serai-je libre de péchés ?... Quand au ciel les nuages d'orage battent le tambour, quand les torrents de pluie emplissent les chemins de l'air, et que le moine, dans un creux de montagne, s'abandonne à la méditation : non. il ne peut y avoir de joie plus haute. Sur le bord des rivières parées de fleurs et que couronne la guirlande diaprée des forêts, il est assis joyeux, plongé dans la méditation : il ne peut y avoir de joie plus haute '. )> — (( Le moine qui demeure en un endroit solitaire, dont l'àme est pleine de paix, goûte une félicité surhumaine, contemplant face à face la vérité ^ »

Le bouddhisme tendait trop vers l'ascétisme pour qu il pût accorder une grande bienveillance aux femmes. Un vieux conte bouddhiste parle d'elles en termes qui rappellent ceux dont se servent les écrivains sacrés d'Israël : « Impénétrable et cachée comme dans l'eau le chemin du poisson, est la nature des femmes, des brigandes pleines de malice, en qui il est difïîcile de trouver la vérité, pour qui le mensonge est comme la vérité et la vérité comme le mensonge. » Un disciple de Bouddha, du nom d'Ànanda. entre alors en scène et dit: « Maître, comment faut-il nous conduire à l'égard d'une femme ? — Il vous faut éviter sa vue, o Ananda. — Et si cependant nous la voyons, maître, que faut-il alors que nous fassions ? — Ne point lui parler, ô Ananda. — Et si cependant, maître, nous lui parlons.^... — Alors, il vous faut prendre garde à vous, ô Ananda '. » Le fondateur du bouddhisme admettait cependant les

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