Le Koran^ chap. iv, a^-aô
a. Ibid., ch. Il, aaS, et note à la traduction du Koran, de Savary, p. i33.
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MORALE FAMILL\LE DE L ISLAMISME
voyez avec bienfaisance. Ne la retenez point par force, de peur d'être prévaricateurs. Cette conduite serait injuste. — Lorsque la femme que vous aurez répudiée aura attendu le temps marqué, ne l'empêchez pas de former légitimement un second hymen. Ces préceptes regardent ceux qui croient à Dieu et au jour dernier. Ils sont justes et sages. Dieu sait et vous ne savez pas ' . »
C'est bien exclusivement un objet de plaisir (jue Mahomet voyait dans la femme, si l'on en juge d'après sa propre conduite à l'égard de Zaïnab, femme de son fils adoptif Zaïd. Etant allé visiter ce dernier, un jour qu'il était absent, le prophète se trouva en présence de Zaïnab. (( C'était la plus belle des Coreïshites. Elle joignait à la beauté les grâces de l'esprit. Tant de charmes avaient depuis longtemps fait une impression profonde sur le cœur du prophète; mais dans cet instant Zaïnab, couverte d'habits légers qui dérobaient à peine la blancheur et la forme de son corps, lui parut si belle, qu'il trahit son secret, et s'écria : a Louange à Dieu qui peut changer les cœurs ! » Il se retira en prononçant ces mots. Zaïnab n'oublia point l'exclamation de Mahomet. Elle la rappella à son mari. Zaïd, en homme avisé, la répudia, et lorsque le terme prescrit fut expiré, elle passa dans la couche du prophète. » On murmura, on trouva mauvais que Mahomet eut épousé la femme de son fils adoptif ; il s'en tira par un verset du Koran que l'ange Gabriel eut soin de lui apporter et où Dieu dit à son prophète : a Zaïd répudia son épouse. Nous l'avons lié avec elle, afin que les fidèles aient la liberté d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, après leur répudiation. Le précepte divin doit avoir son exécution ^ »
Mahomet avait soin, d'ailleurs, de se faire octroyer par Dieu une grande licence en ce qui concerne les unions sexuelles, pensant bien que son exemple serait suivi volontiers et que la très grande liberté des mœurs consacrée par la religion nouvelle la servirait auprès des populations dont
1. Le Koran, cUap. ii, a3i, aSa et autres versets du même chapitre. a. Ibid., chap. zxxiii, 87.
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l.\ MORALE DE T'ISI.AMISME
il voulait obtenir les suffrages. G était comme une réponse indirecte à l'ascétisme des chrétiens et un encouragement aux juifs d'élargir la polygamie inscrite dans leurs Livres sacrés : « O prophète ! Il t'est permis d'épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles, et de tes tantes qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui te livrera son cœur. Tu peux, au gré de tes désirs, accorder ou refuser les embrassements à les femmes. Il t'est permis de recevoir dans ta couche celle que tu en avais rejetée, afin de ramener la joie dans un cœur où régnait la tristesse. Ta volonté sera leur loi. Elle s'y conformeront* ».
Exclusivement destinée aux plaisirs de son mari, la femme musulmane doit cacher ses charmes à tout autre qu'à lui. c( Ordonne aux femmes de baisser les yeux, de conserver leur pureté, et de ne montrer de leur corps que ce qui doit paraître. Qu'elles aient le sein couvert. Qu'elles ne laissent voir leur visage qu'à leurs maris, leurs pères, leurs grands-pères, leurs enfants, aux enfants de leurs maris, à leurs frères, leurs neveux, leurs femmes, leurs esclaves, leurs serviteurs (excepté ceux qui ne sont pas d'une absolue nécessité), et aux enfants qui ne savent pas ce qu'on doit couvrir. Qu'elles n'agitent point les pieds de manière à laisser apercevoir des charmes qui doivent (Hre voilés... — Les femmes âgées incapables de mariage pourront quitter leurs voiles, pourvu qu'elles n'affectent pas de se montrer. Elles feront mieux de ne pas iiserde cette permission. Dieu sait et entend tout" .»
A l'exemple du judaïsme et du christianisme, le Koran niet la femme, envisagée comme source de plaisir, à la discrétion de son mari : a Vos femmes sont votre champ. Cultivez-le toutes les fois qu'il vous plaira \ » Cependant, il se montre plus humain que le judaïsme et veut que ce (( champ » soit bien soigné. D'abord, le mari doit doter toutes ses femmes et les entretenir conformément à sa for-