‹ La morale des religions [microform]Chapitre 327 sur 340 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les sanctions morales de l'islamisme sont les plaisirs ou les peines que les hommes éprouvent pendant la vie ou qu'ils connaîtront après la mort en vertu du jugement de Dieu. C'est lui, en effet, qui a tout créé, qui a produit tout, qui dispense ici-bas les chagrins ou les joies, les misères ou la prospérité. « Dieu reçoit la pénitence de ses serviteurs. Il pardonne leurs offenses, et connaît leurs œuvres. — Il exauce les croyants qui font le bien. Il les comble de ses grâces, et destine aux idolâtres un supplice rigoureux. — Dieu dispense ses dons avec mesure, et à qui il lui plaît. 11 fait ce qui convient à ses serviteurs. — Alors que les peuples désespèrent de la pluie, il se souvient de sa miséricorde et la verse sur les campagnes. Il est le protecteur comblé de louanges. — Les êtres sortent à son gré du néant. Il donne à qui il veut des filles ou des fils. — Il commande, et la mère met au jour deux jumeaux de différents sexes. Il rend stériles celles qu'il veut. Il possède la sagesse et la puissance. — Les maux qui vous assiègent sont le fruit de vos crimes. Combien ne vous en pardonne- t-il pas ! — Vous ne pouvez vous soustraire à ses coups. Vous n'avez point de patron ni de défenseur contre lui '. » « La récompense de la vertu est dans les mains de Dieu ^ » — « L'homme ne meurt que par la volonté de Dieu. Le terme de ses jours est écrit. Celui qui demandera sa récompense

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