Chapitre Vil. — La morale naturelle
I. La recherche scientifique consiste, non à « fonder » la morale, mais à analyser la réalité morale donnée. — Sa première démarche est de reconnaître que cette réalité, quoique familière, n'en est pas moins ignorée 191
II. La morale d'une société donnée, à une époque donnée, est déterminée par l'ensemble de ses conditions, au point de vue statique et dynamique. — Postulats finalistes sous-jacenls aux conceptions courantes sur le consensus social. — Critique de l'idée philosophique de « morale naturelle ». — Toutes les morales existantes sont natu-
relies. — Comparaison de la morale naturelle avec la religion naturelle. — L'anlhropocentrisme moral, dernière forme de Tanlbropocentrisme physique et mental 197
IIII. Nécessité d'étudier désormais les morales, passées ou existantes, au moyen de la méthode comparative. — impossibilité de les ramener à notre propre conscience prise pour type 208
IV. Objection : les vérités morales ont été connues de tout temps. — Réponse : cette conception est inconciliable avec la solidarité réelle des différentes séries de phénomènes sociaux, qui évoluent ensemble. — En fait, la ressemblance des formule.s n'enipéehe pas une très grande diversité de leur contenu. — La justice sociale est un devenir, sinon un progrès eoatinu. — Influence des grands changements éccNOCAîques 213