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V. <c Un dissolvant. » Son utilité

De telles propositions indignent trois sortes de gens : les prêtres ; les soldats ; les magistrats.

Le prêtre ! — Le principe d'autorité surnaturelle disparu, son représentant disparaît.

Plus de Dieu, dispensaat tour à tour des châtiments et des faveurs : donc, plus de prêtre pour détourner les

uns et solliciter les autres. Plus de dupes : donc» les exploiteurs de dupes meurent de faim, s'ils ne plient bagage. Le prêtre ne se trompait pas dans sa haine contre la science.' Il sentait qu'un jour, elle lui ferait une terrible concurrence.

Le prêtre n'a plus qu'un dernier espoir : c'est le soldat. De Maistre avait raison de dire : « Rien ne s'accorde dans le monde comme l'esprit religieux et l'esprit militaire. » Gomme complément de sa pensée, il igoutait : « Le militaire ne doit pas être savant. »

Evidemment, prêtre et soldat, dans la même civilisation, s'appuient réciproquement, quittes à se disputer ensuite les dépouilles. Tous les deux organisent des instincts et étouffent l'intelligence.

Le soldat. —Cet aveu n'empêche M. Gambetta, président de la commission de l'armée, de déclarer c que l'armée n'est pas seulement l'école où l'on apprend à combattre les ennemis les armes à la main, que c'est aussi une école morale de laquelle on sort mieux trempé poqr les luttes de l'existence, sur tous les théâtres de la vie sociale (1). >

Ecole morale? École de l'obéissance passive, de la subordination, du mouvement automatique !

Lorsque nous avons fait le tableau du Golisée, nous avons montré la civilisation guerrière arrivée à son maximum de développement. Mais lé type primitif de cette civilisation se retrouve dans la tribu qui ne vit

(1) Avril 1882.

que de chasse et laisse les travaux utiles à la classe servile, la femme. Le Cretois Hybrias disait : « Avec ma lance, je laboure, je moissonne, je vendange. »

Dans la civilisation guerrière, le chef seul doit avoir de la volonté, de l'initiative, de Tintelligence : il doit centraliser tout pouvoir. S'il ne peut le réunir tout entier entre ses mains, ce sont ses généraux qui dominent. Les individus sont enfermés dans des castes, tenus dans des cadres. Nous trouvons cette organisation aussi bien chez les Zoulous, les Fijiens, les Achantis, les anciens Mexicains, les anciens Péruviens que chez les Spartiates,;chez les Romains,;chez les Français du temps de Louis XIV et de Napoléon (1).

Cette organisation militaire s'applique même aux fonctions productives sans lesquelles nul peuple ne pourrait exister.Dans les sociétés primitives, elles sont dévolues à la classe servile; aux femmes, esclaves souvent obtenues par le rapt ou la conquête; aux prisonniers de guerre qu'on utilise au lieu de tuer. Le guerrier leur impose l'effort continu, le travail, et, en récompense de son effort momentané, couronné de succès, garde pour lui la jouissance. Mais lorsque la caste productive n'est plus simplement limitée aux esclaves, elle n'en est pas moins regardée avec mépris par les castes guerrières : celles-ci l'exploitent à leur profit. Leur politique consiste à la maintenir dans la subordination. Chez les anciens Péruviens, des fonctionnaires publics réglaient la nature et la quantité du travail de chacun ; sous le régime antérieur à la révolution du Japon, tout était réglé depuis la fabrication des nattes jusqu'à la construction des maisons, exactement comme en France, sous Colbert. Les

(1) V. Herbert Spencer. Sociologie^ t. II, p. 148, 150.

332 LES PROBLÈlfES.

actions quotidiennes étaient soumises à la plus stricte discipline. Dans Tancien Pérou, des fonctionnaires allaient inspecter les maisons et surveiller la manière dont elles étaient tenues et dont la discipline était maintenue parmi les enfants. L'idéal de la civilisation guerrière a été le communisme Spartiate. La France a subi sa domination : il s'est incarné dans les deux empires si néfastes à l'humanité, et au lendemain des désastres créés par le second, c'est encore la civilisation militaire qui domine, en dépit de nos effiroyables épreuves.

L*état de siège demeure permanent jusqu'en 1876, suspendant dans quarante-deux départements, la moitié de la France, la vie civile au profit de l'armée. Un maréchal, célèbre par la plus épouvantable défaite du siècle, sinon de l'histoire, est investi d'une sorte de dictature. Supposez-le victorieux I Nous eussions euune troisième dynastie deBonapartes !

Toutes nos conceptions sont encore empreintes du type de la civilisation déprédatrice. Aujourd'hui, des hommes d'État, dont l'influence est incontestable, font la théorie du gouvernement fort. Ils sont logiques. Ils mettent en avant, comme futur président de la Repu blique, un homme d'épée; ils sont logiques. Nous, nous considérons actuellement, le soldat, comme un élément encore peut-être nécessaire, mais en tout cas appelé un jour à disparaître, et, en attendant, devant être maintenu dans une place subordonnée.

Il faut que la France choisisse.

Un peuple qui a pour conception la guerre, qui s'organisera au point de vue de la guerre, forcément est condamné au despotisme, à la stagnation qui en résulte, aux crises violentes qu'il provoque, à l'écrasement de sa puissance productive, à une réversion perpétuelle

vers les civilisations passées. Un peuple, au contraire, qui a pour idéal la conquête des forces de la nature, deviendra tous les jours plus libre, plus riche, plus savant, plus fort.

Nul. doute, qu'en France, il n'y ait beaucoup plus d'hommes à préférer la paix que la guerre ; mais lesgens qui veulent la guerre, font beaucoup plus de bruit : c'est naturel.Ils sonnent des fanfares,ils arborent leurs moustaches, ils mettent le poing sur la hanche. Ils ne discutent pas. Ils vous injurient. Gela en impose toujours. Puis, en avant, le grand mot de patriotisme I

Si vous dites quevous concevez le patriotisme, comme un moyen de conserver vos concitoyens, et non de les détruire, de les rendre plus riches et non de les ruiner, de leur assurer une sécurité plus grande et non de les jeter dans des aventures, de leur garantir la liberté et non de les conduire à la dictature, ils vous diront: — « Ah 1 oui, c'est la politique des coups de pied dans le derrière! »

La phrase est courante dans le vocabulaire familier des coulisses parlementaires.

Peu de gens se donnent la peine de chercher s'il y a quelque part un pied et un derrière, qui > puissent se trouver en contact. La métaphore suffit et répond à tout.

Ah ! vous croyez qu'il est inutile d'aller courir des aventures en Tunisie ou en Egypte. — C'est la politique des coups de pied dans le derrière I Moi, je n'en suis pas!

Et votre interlocuteur a l'air de dire : — « C'est moi qui vous les donne et vous avez l'habitude d'en recevoir. » Il montre d'une manière significative, par le plissement dédaigneux de ses lèvres et le mépris de son regard que, du moment que vous hésitez à envoyer

de pauvres paysans et de pauvres ouvriers se faire tuer, vous êtes un lâche.

Beaucoup de gens ne veulent pas qu'on puisse les soupçonner de ce sentiment, et deviennent d'autant plus belliqueux qu'ils sont de nature plus pacifique. C'est ainsi que se recrute le parti de la guerre, composé d'hommes, à conceptions romaines, par leur tempérament, la forme de leurs études, en retard de vingt siècles; d'aventuriers cherchant à pécher en eau trouble; de Don Guichottes, grelots pleins de leur propre bruit, qui répètent le mot de patriotisme comme les dévotes ânonnent leur latin, sans en comprendre le sens ; officiers qui voient, dans le champ de bataille, la grosse partie où se jouera leur avenir : la mort, la blessure, d'un côté, la décoration, les titres, l'avancement, la gloire, de l'autre. — Ils s'y sont préparés toute leur vie, et je comprends l'amère déception d'un homme énergique qui a la conscience de n'avoir fait que des parades et de n'avoir jamais accompli l'acte en prévision duquel il dépense toutes ses forces; toute son activité, toute son intelligence, toute son ardeur. C'est un acteur qui serait à tout jamais condamné aux répétitions; un avocat, aux succès de conférence; un iournaliste, aux articles enfouis dans son tiroir; un orateur, sans tribune !

Un tigre et un lion ressentent de la sympathie pour les souffrances de leurs petits, mais non pas pour celles des autres animaux.

De même dans la tribu antique, dans la peuplade, il n'y a de sympathies qu'entre les membres de cette tribu et de cette peuplade.

Un Indien de l'Amérique du Nord met son amour propre à scalper un Indien d'une autre tribu.

La sympathie des enfants de Jacob ne doit exister

qu'entre eux : contre l'étranger, la loi de Moïse prescrit la haine. Partout le même sentiment. L'étranger est toujours l'ennemi. C'est le barbare pour le citoyen d'Athènes.

Ces « patriotes » considéreraient comme un traître celui qui disait ; « si je savais quelque chose utile àma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe et au genre humain, je le regarderais comme un crime. (1) » Ce traître serait Montesquieu. Le ministre de l'instruction publique souscrit au Patriote deM. Paul Bourde qui déclare qu'entre les peuples il n'y a pas ni justice, ni droit. Ces hommes croient faire partie d'une civilisation avancée ; quelques-uns mêmes posent pour les raffinés. Les faits vont nous montrer sur quel échelon de la civilisation ils sont juchés.

En France, au xix'' siècle, pendant quarante ans, nous avons anathématisé la perfide Albion. Maintenant, des gens, que le gouvernement protège, qui ont appartenu ou appartiennent au gouvernement, essaient à l'aide de publications de tous genres, cartes falsifiées, proclamations inventées, statistiques mensongères, de souffler sur la France la haine pour toutes les autres nations. L'idéal de civilisation de ces hommes qui prétendent que les peuples ne doivent observer entre eux que la morale de la force et de la ruse, est à la hauteur de celle des Apaches. Quand je dis des Apaches, je fais une concession. Elle est en deçà. L'examen chirurgical des ossements Robenhausiens prouve, parla fréquence des blessures, qu'ils étaient fort bataillards, selon l'expression de de Mortillet. (i) Ils ne discutaient pas, ils se donnaient des coups.

({) Pensées diverses.

(2) Le Préhistorique, p. 608

326 LES PROBLàMES.

Ceux qui, sous prétexte de patriotisme, voudraient transformer les Français en espèces de coqs de combat, ne songent pas que certains de nos compatriotes» retournant un jour leurs leçons contre eux, peuvent leur tenir ce langage :

—Vous dites que, entre vous et des peuples, habitant de l'autre côté d'une rivière ou d'une montagne, qui parlent une autre langue, il n'y a d'autre moyen d'entente que des coups de canon et des massacres : mais, moi, prolétaire, je vous dis, à vous, riche capitaliste, directeur d'usines, possesseur de maisons que vous me louez, à prix d'or, qu'entre nous, il n'y a d'autres moyens d'entente que les coups de dynamite et les Jacqueries.

cYous vous indignez? Et pourquoi donc? Je suis d'accord avec vous. Vous croyez à la souveraineté de la force; moi aussi. Vous croyez aux solutions violentes; moi aussi: n'ai-je pas encore le corps couvert des blessures à peine cicatrisées que vous m'avez faites sous prétexte de rétablir l'ordre ? A mes insurrections, vous avez répondu par des massacres et des proscriptions, et imprudents, vous dites que les vaincus doivent rêver des revanches! Prenez garde, je suivrai votre conseil! »

Nous apercevons quelques prodromes de cet état mental.

Les chiens, se disputant la chienne, n'ont d'autres arguments que leurs coups de dents. Ne raisonnant point, n'obéissant qu'à leurs impulsions instinctives, ne prévoyant point les conséquences de leurs actes, ils tiennent une conduite humiliante pour les hommes qui prétendent que la force est le seul argument. En parlant et discutant pour essayer de vous inculquer une pareille persuasion, ceux-ci manquent à leur pre-

mier devoir. Qu'ils prennent modèle sur le bouledogue: un sourd grondement, et les crocs dans la chair. Tel doit être leur modèle. Autrement, ils transigent avec rintelligence, et sont sur la pente de la lâcheté qui pousse certains hommes, n'ayant point pour idéal la réversion vers le type de la brute, à déclarer hautement qu'ils ont comme Panurge, les coups en horreur; qu'ils les laissent aux bêtes; que discuter vaut mieux que se battre, et que la substitution des solutions pacifiques aux solutions violentes constitue un progrès.

Il est fâcheux que tous les hommes, et en particulier, les Français n'aient pas mis en pratique l'avis de Michel Montaigne qui prenait fort en pitié « celui qu'il voit grimpant contre-mont les ruines de ce mur, furieux et hors de soi, en butte à tant d'arquebusades ; et cet autre tout cicatrisé, transi et pâle de faim, déterminé à crever plutôt que de lui ouvrir la porte, » tout cela pour un homme « qu'ils ne virent oncques, et qui ne se donne aucune peine de leur fait, plongé cependant en l'oisiveté et aux délices. (1). »

Les magistrats. — Une fois couverts de leur robe et coiffés de leur toque, du haut de leur siège, dominant les autres mortels, ils éprouvent la conviction bien

(1) Je préviens charitablement ceux qui voudraient tirer certaines inductions personnelles relativement à ces déclarations, que je les fais d'autant plus à mon aise que si ma raison est pacifique, mon tempérament l'est peu, et qu'en tous cas, j'ai suivi, pour mon compte, l'adage : Si vis pacem, para bellum.

328 LES PROBLÈMBS.

arrêtée qu'ils sont d*une autre espèce que le reste des humains.

Ayant eu le malheur, un jour, en Tan 1877, d'avancer timidement qu'un magistrat était né d'un père et d'une mère, non autrement que les autres enfants, et tout aussi salement; avait tété, bavé, crié, comme vous et moi; s'était traîné à quatre pattes, sans la moindre pudeur; n'avait différé de ses camarades au conseil de révision que, peut-être, par sa mauvaise conformation; mangeait, buvait, et s'il abusait, s'enivrait, vomissait, divaguait, titubait, comme un chacun ; avait un tube digestif, soumis aux mêmes exigences que le mien ou le vôtre; dormait, ronflait, pétait, coltait naturellement, sinon buccalement ou autrement, —je fus accusé parla presse, gardienne de l'ordre et des saines doctrines, d'outrager la magistrature, et je ne sais encore par quel miracle ces modestes propositions n'ont point été condamnées, dans ma personne, à la prison et à l'amende.

Le magistrat s'intitule le gardien de la loi : la loi, dans sa conception, doit apparaître à ceux qui y sont soumis, comme une sorte d'émanation d'essence supérieure. Il a une tendance d'autant plus prononcée à maintenir la foi dans la religion du pouvoir qu'il en est le prêtre. Il réclame la même infaillibilité que lui, et en a les mêmes privautés. Il pollue, sans pudeur, l'objet de son culte, la loi, la considérant comme chose à son usage, sa propriété, trouvant toutes sortes de bonnes raisons pour la plier à ses volontés, aux fins qu'il se propose, hésitant à la violer brutalement et publiquement, mais rempli de petits secrets pour la pétrir, l'endormir, la détourner de son sens et l'amener au sien. Mais vou45, simple justiciable, gardezvous de vous tenir ce raisonnement : — Puisque les

magistrats se permettent ces licences, pourquoi pas moi aussi? L'homme à la toque et à la robe vous écrasera sous ce grand mot : — Le respect de la loi !

Et intérieurement, il pense, peut-être même sans se l'avouer nettement: — A moi qui l'applique, elle doit obéir; vous, à qui je l'applique, devez lui obéir.

Chaque magistrat croit, comme les légistes du bon vieux temps, que la loi peut tout. — Même me faire marcher sur la tête ?

Le magistrat me regardera avec dédain et me dira : — Soyez sérieux !

— Je le suis. Est-ce que les arrangements d'autorité, passés et présents, qu'on appelle lois, n'ont pas eu pour but d'enfermer les hommes, qui y étaient soumis dans certaines-règles fixes, de les coucher sur un lit de Procuste, tous devant avoir même longueur, même largeur ? Est-ce que leurs auteurs ne se sont pas donné pour mission de les faire servir ,'le plus souvent, à empêcher les hommes de faire ce qu'ils auraient voulu faire ou à les forcer de faire ce qu'ils n'auraient pas voulu? Est-ce qu'il n'y a pas eu des lois, défendant aux hommes de penser? défendant aux hommes de croire ? Les faire marcher sur la tête eût été plus facile. N'y en a-t-il pas eu leur interdisant d'aller, de venir, de travailler, sinon en rachetant leur droit au travail !

N'y en a-t-il pas aujourd'hui, copies de celles-là, qui organisent la disette, la privation, en empêchant les gens qui ont besoin d'aliment, de vêtement, d'abri, de se procurer, à bon marché, les vivres, les vêtements, les matériaux utiles à leur abri, là où se trouvent des gens qui ne demandent qu'à les céder?

Ne serait-il pas aussi raisonnable d'ordonner aux humains de ne pas se servir de leurs jambes ?

330 LES PROBLÂMES.

Tous les jours, des législateurs, avec la ferme intention d'assurer le bonheur de la société, font des lois tout aussi sensées, que les magistrats déclarent infaillibles et font exécuter à grand renfort de gendarmes, de prison et d'amende : et cependant l'histoire de la législation n*est que Thistoire des erreurs des arrangements d'autorité.

Mais alors, si ceux qui ont voulu organiser le monde se sont si lourdement et si souvent trompés, n'y a-t-il pas à tirer une conséquence fort simple ? C'est que moins il y aura d'organisations de ce genre, moins 11 y aura d'erreurs.

A la protestation du magistrat, je réponds : moins de lois, moins de puissance pour lui : moins de délits, moins de condamnations à prononcer : è la loi imposée, peu à peu éliminée, substitution du contrat librement consenti: pour juges des arbitres, désignés par la confiance des parties !

— Y pensez-vous ? Vous ébranlez les piliers de la société?

— Parfaitement!

— Alors vous considérez que les prêtres, les sol lats, les magistrats sont les plus grands obstacles du progrès moral.

— Joignez-y les fonctionnaires.

— Vous êtes un dissolvant.

— Pas assez puissant, c'est là mon regret. Si la goutte de mon acide pouvait détruire toutes les vieilles organisations théologiques, guerrières, judiciaires, gouvernementales,supprimer les actions réflexes accu-

mulées, les instincts haineuxjes chimères terrifiantes, les entités qui peuplent les cerveaux humains, quelle évolution ! Quelle paix demain dans le monde! Quel élan vers l'avenir 1 Que de terreurs écartées ! Plus de guerres, plus de spoliations, plus de rapines I Chacun pouvant employer le maximum de ses forces ! Plus d'enfants tyrannisés et déprimés pour la vie ! Plus de rivalités idiotes de peuples à peuples I

Toutes les énergies, aujourd'hui se préparant à la destruction, consacrées à la production !

Hélas ! Que mon dissolvant ne puisse-t-il se répandre sur le monde et faire sa trouée dans chaque cervelle ?

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