‹ La Morphée en GouttesChapitre 18 sur 38 · La sclérodermie · texte numérisé non relu

La sclérodermie

Seule la sclérodermie en plaques, appelée aussi morphée par les auteurs anglais, sera succinctement étudiée. Son début est parfois précédé de troubles vaso-moteurs : taches rouges et violacées persistantes, qu'accompagnent une légère desquamation et un léger prurit, L'établissement des plaques est lent, sans phénomènes fonctionnels, sauf parfois une sensation de raideur, de corps étrangers plaqués sur la peau. À la période d'état, l'aspect est typique; la surface de la plaque est unie, la peau est lisse et brillante; les plis épidermiques ont disparu. Au centre de la plaque, la coloration est blanche à la première période, puis elle prend une teinte cire vieillie par pigmentation anormale. Lorsque la coloration n’est pas uniforme, ce sont les parties périphériques qui restent blanches. Autour de la plaque, nous

retrouvons aussi le lilac ring produit par la dilatation des

vaisseaux, et disparaissant quand la lésion entre en régression. La plaque fait souvent une légère saillie qui s’eflace au niveau de l’anneau; sa partie centrale est, soit plane, soit déprimée; à signaler la limitation nette des taches. Leur consistance est plus où moins indurée, ligneuse, cartonnée ou parcheminée. Parfois, on leur trouve la même consistance que la peau, mais si on plisse légèrement le tégument, il semble moins épais par suite d’une légère atrophie du tissu cellulaire sous-cutané. Leur forme est assez régulière; les bords sont convexes, rarement sinueux ou déchiquetés; les muqueuses peuvent être intéressées. Au bout d'un certain temps, les plaques disparaissent, laissant une empreinte brunâtre ou grisâtre,

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