‹ La mort de Bucephale tragedie pour rire, en un acte, en versChapitre 10 sur 30 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ALEXANDRE, EPHESTION.

ALEXANDRE

Tu reviens? La douleur dans tes regards est peinte; Que viens-tu m’annoncer ? Explique-toi sans feinte.

LDH EÛT ION.

Seigneur I...

ALEXANDRE

Poursuis.

EPHESTION.

Statire... Aridée...

ALEXANDRE

Eb Lien , quoi ?

ÉPHEKTIOK.

Bucépliale !... ô douleur!...

ALEXANDRE

Je tremble ! explique-toi.

IPHEMION.

Piquée au fond du cœur de se voir dédaignée,

; Statire de ce camp est sortie indignée ;

En vain pour l'arrêter vos soldais ont couru :

Sur les bords du Cydiius sitôt qu’elle a paru.

Dans les flots étonnés se faisant un passage,

La princesse, dit-on, s’est sauvée h la nage.

ALEXANDRE

Je lu perds au moment où je voulais l’ai mer.

trntiSTiQN.

Tandis qu'elle passait les Ilots sans s’alarmer,

Bucépliale louchait à son heurt^ dernière;

Aridée est venu lui fermer la paupière Ce superbe coursier, le voyant avancer.

Dans les convulsions dont il se sent presser,

IlélaM d’un coup de pied donné d'une main sûre.

Lui [ait au diaphragme une large blessure.

ALI XAÜDRE.

L'approche de la mort lui troublnil la raison.

Mais il s’élait vengé de quelque trahison !

Sa blessure tantôt n’était pas dangereuse,

1 Et d’un trépas si prompt la cause est bien douteuse.

1 Quoi qu’il en soit, ami, 11c m'abandonne pas, lit des derniers devons honorons son tré|ias :

La douleur près de lui m'empêche de me rendre,

Je te laisse le soin de recueillir sa cendre.

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