LA MORT DK BUCÉPHALE
Ces guerriers que tu vis, au fort de la tempête.
Offrir leurs boucliers réunis sur ta tète ;
Sanglants, percés de coups, tu couvrir Je leurs corps.
Et pour te faire vivre affronter mille morts.
Quel prix ont-ils reçu pour ces fameux services?
L'un, sur de vains soupçons, périt dans les supplices; L’autre a vu tout son sang au milieu d'un festin.
Ce sang qu'il te vouait, répandu par ta main.
Dans le piège cruel que tu lui faisais tendre,
Parmèmuri mourut sans qu’un daignât l'entendre;
Lui qui, pour te servir devenant assassin.
De Phtlolis lui-même avait percé le sein.
Ainsi, de tes fureurs instruments et victimes, lisse perdaient l'un l’autre et consommaient tes crimes. Qu’avaient fait ces guerriers pour t’animer contre eux? Je vois tous leurs forfaits; ils étaient vertueux.
Pour être en sûreté dans cette cour profane.
Il faudrait se laisser conduire comme un âne.
ALEXANDRE, à pari.
Il n’a pas tort; mais moi je veux avoir raison.
Sais- tu qu’un charbonnier est maître en sa maison,
Et que de mes sujets à mon gré je dispose?
Si j 7 ai voulu leur mort, je l’ai fait et pour cause.
Nous autres immortels, nous tenons dans nos mains Les méprisables jours des fragiles humains.
ARIDEE.
D’un ridicule orgueil cessa d'entier ton âme :
Ta mère Olympia fut une honnête femme;
Et quand au fond du cœur elle l’eût moins été,
Sa laideur répondait de sa ildêlilé.
Monstre, tu voudrais doue avoir un dieu pour père,
Aux dépens île l'honneur de tu défunte mère?
Fils ingrat, tu feras une mauvaise fin.
Dans la cour, après moi, je laisse un assassin ;
Jusque dans le tombeau je vais porter ma haine.
Si la force servait la fureur qui m’entraîne,
L’on me verrait bientôt, libre de tous remords. M’abreuver de ton sang et mutiler ton corps.
C’est alors que ma haine, à moitié satisfaite,
Lirait avec plaisir ta mort dans la gazelle.
ALEXANDRE, le tant toit poignard.
Quels poumons ! Ali ! c’est trop respecter sa douleur. Malheureux ! apprends donc 'à craindre ma fureur; Quelle invisible main arrête ma vengeance?
Muu bras u’e»t-il armé que pour la contenance ?