PHILIPPE, ALEXANDRE
rmuPFE.
Eh ! que vois-je ? seigneur, quel funeste nuage A pu troubler ainsi votre auguste visage?
Oubliez Bucéphale et ne songez qu’à vous;
Pcnneltez-moi du moins de vous tâter le pouls.
ALEXANDRE
Fuis, cruel, et prends garde, &me basse et commune,
De voir dans mes Etats le lever «te la lune.
Philippe.
Vous calmerez, seigneur, cet injuste courroux. • Quand on se porte bien on se moque de nous ;
.Mais chacun a son tour; plus timide qu’un lièvre,
Vous me rappellerez au moindre accès de lièvre.
ALEXANDRE
Qui? moi, le rappeler? Ali* monstre plein d’horreur! Quelle ivresse t’engage à braver nia fureur?
Que de ton corps la tête à cent pas de distance,
Apprenne & l’univers tou crime ut ma vengeance.
(il tira an piKolrt qui nie.)
0 ciel ! mon pistolet vient de rater huit net.
Auriez-vous donc, grands dieux! vidé Je bassinet?
Le bonnet du docteur rendra-t-il légitimes
Tant «le meurtres fameux qui pour nous sont des crimes ?
Quelle horrible vapeur se répand dans les airs !
Sous nies pas chancelants «les gouffres enlr’ouverts Conduisent mes regards sur la rive infernale...
Quel spectacle ! grands dieux I... l’ombre de Bucéphale... EU «juoi !... pour augmenter l’horreur «le ses toium tufs, En sa présence on lit tous les nouveaux romans.
Que vois-je !... «Lms leStyx son ombre intimidée Cherche à se dérober otix regards «J’Aridée;
Le perfide la suit... Arrête, malheureux !...
, Ou je vais chez les morts pour te prendre aux cheveux.
Laisse gémir eu paix une ombre que j’adore;
1 O rage ! ô désespoir ! il U poursuit encore...
Passurai-je mon temps en regrets siiparllus?
Je succombe et je meurs d’un choUm-mOrbus.
(il rocurt, et les Gardes l'emportent en rieui, connue MU se pistiqu..}