‹ La mort de Henri III, ou, Les ligueursChapitre 70 sur 71 · TOUS LES PERSONNAGES · texte numérisé non relu

TOUS LES PERSONNAGES

Vive le roi !

(i) « Henri fut sacré à Rheims, le i3 février, par le cai- « dinal de Guise ; mais la cérémonie se fit avec si peu d'ordre, « qu'on oublia de chanter le Te Deum. Quand on lui mil la « couronne sur la tête , il dit assez haut qu'elle le blessait , et « elle lui roula deux fois de la tête, comme si elle eût voulu " tomber. Histoire universelle , traduite de l'Anglais, t. 70, « p. 5oo. — Mais entre autres défaux de son sacre , on dit « que la saincte huille , qui est en la miraculeuse empoullc , « lui défaillit par un nouveau présage, combien qu'elle soit « plus qu'à moitié plaine, maintenant comme auparavant. » Voyez les Mœurs et comportemens de Henry de Valois , représentez au vray, depuis sa naissance. Paris, 1589.

(2) « Le roi avait la bassesse d'écrire au duc de Mayenne , « déjà chef de la ligue, pour le prier d'oublier l'assassinat « de son frère. Il lui faisait parler par le nonce du Pape; et « Mayenne répondait au Nonce : je ne pardonnerai jamais « à ce misérable. Les lettres qui rendent compte de celle « négociation sont encore aujourd'hui à Rome. » Essai sur les mœurs et V esprit des nations , chap. 17I}. — Histoi/e de la vie du duc d'Epernon, t. I, p. 248 et 2/Jo,.

(3) Voyez Bayle, art. Henri de Guise.

4) Histoire de la Ligue, par le père Maimbourg, liv. 111, p. 349, édit.'in-/,". Paris, i683.

NOTES. ia5

(5) Ce fut Diane d'Angouléme, fille naturelle de Henri II , qui ménagea la réconciliation des deux rois.

(6) « Lincestre n'était encore que simple bachelier en ■ théologie , que déjà il s'était fait un nom par la violence « de ses déclamations en chaire. Il ne prêchait, dit le journal « de Henri III, que le sang et le meurtre. On allait, ajoute- « t-il- à ses sermons pour entendre le Démoniaque. C'était « un des théologiens que la duchesse de Montpensier sou- « doyaitpour ameuter les peuples contre Henri NI. » Histoire de la Sorbonne, par l'abbé Duvernet, t. I, p. 235.

(7) Dans cette bulle, fulminée au commencement du mois de septembre i585, le' Pape appelle le prince de Condé et le roi de Navarre , Génération bâtarde et détestable de la maison de Bourbon. Essai sur les Mœurs, chap. 173.

(8) Il y a ici d'honorables exceptions , et Pie VII, par exemple, ne sera jamais confondu avec les Papes dont parle Mayenne.

(9) Les ligueurs donnaient le nom d'Hérode à Henri III.

(10) Comme le cardinal Charles de Lorraine avait fait goûter au duc Henri de Guise la confession d Augsbourg , et que celui-ci n était pas éloigné de la suivre, s'il avait pu le faire sans préjudicier a ses intérêts , je me suis cru en droit de supposer que M. de Mayenne adopterait au besoin le mahométisme. D'ailleurs je prouverai ci -après, par une brochure de l'époque , qu'on le croyait capable de cette apostasie. Mémoires de Sully, t. I, p. 144 > Londres, 1778.

(1 1) Histoire de la Ligue , par le P. Maimbourg, liv. III , p. 33a.

ii6 NOTES.

(ia) Le même, liv. III , p. 35o.

(i3) La duchesse de Montpensier portait le deuil pour émouvoir le peuple et nourrir son indignation contre Henri de Valois. Voyez tous les historiens.

(14) « Et la chose alla si avant , que ce détestable esprit de « révolte que les directeurs des consciences , les confesseurs, « les prédicateurs, et les docteurs devaient combattre de « toute leur force comme étant tout contraire à l'évangile « qui n'enseigne qu'obéissance et soumission aux puissances « légitimes , était non-seulement inspiré aux peuples dans les « conférences particulières, dans les confessions et dans les « prédications, mais aussi en quelque manière autorisé par « la Sorbonne. » Histoire de la Ligue, parle père Maimbourg, liv. II , p. an. —Le Journal de Henri III et la Chronologie novennaire de Caret.

(i5) « Les prêtres refusent l'absolution aux pénitens qui «le reconnaissent (Henri III) pour roi.» Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, chap. 173.. — «Enfin cette « aveugle fureur alla si loin , que les curés et les confesseurs « de la faction des seize, abusant sacrilégement du pouvoir « que leur sacré ministère leur donne de lier et de délier, re- « fusaient l'absolution à ceux qui leur avouaient en confes- « sion qu'ils ne pouvaient se résoudre à ne plus reconnaître « Henri III pour roi. » Le P. Maimbourg, liv. III, p. 36i.

(16) Cette phrase ridicule est d'un sermonneur du temps. Histoire de la Sorbonne , par l'abbé Duvernet, t. II, chap. 1%, p. 7.

(17) Le même ouvrage , t. II, p. 3 Histoire du parlement de Paris, par Voltaire, chap. 3i.

(18) David, mauvais avocat et fougueux ligueur, prétendait que Henri III était usurpateur parce que Hugues Capet, disait- il, avait usurpé la couronne sur un descendant de Charlemagne. Voyez quelques extraits de l'écrit de David dans l'Histoire de la ligue, par le père Maimbourg, p. 32 , et dans l'Histoire de France, par Anquetil, t. V, p. 322, Paris , 1819.

(19) Histoire de la Sorbonne, t. II, p. 3; Histoire du Par lement de Paris, chap. 3i; Histoire de la Ligue, liv. III, p. 3oi.

(20) On le surnommait le Capitaine Clément , à cause de sa fureur connue contre Henri III.

(ai) Historique. Voyez les portraits des rois de France , par Mercier, t. III, p. 3ii, et l'Histoire de France, par Anquetil, t. V, p. 47 1-

(22) Voyez la note xvm.

a3 Histoire de France, par Anquetil , t. V, p. 471-

(24) Le P. Maimbourg, liv. III, p. 349.

(25) « Henri III, alors duc d'Anjou, courut risque d'être « tué ( au siège de la Rochelle ) d'une balle de mousquet , « si un gentilhomme nommé de Vigne, n'avait aperçu celui « qui le visait; il poussa le duc à côté, et reçut lui-même le « coup dans son sein généreux.» Histoire universelle , t. 76, p. 487 , et le P. Daniel.

26) Voyez tous les historiens.

(27) Phrase d'un sermonneur de l'époque. Le P. Maimbourg, liv. III, p. 3o5.

i28 NOTES.

(28) Le même, liv. III , p. 266. v

(29) Le même, liv. III, p. 3oi.

(30) Le même, liv. III, p. 35 1.

(3i) Tous les historiens.

(32) Tous les historiens. Populus hujus regni solutus est et liberatus à sacramento fidelitatis , etc.

(33) Voyez la note xiv.

(34) Le P. Maimbourg, liv. III , p. 3 19.

(35) Historique.

(36) Historique.

(37) Historique.

(38) Historique.

(3g) Le P. Maimbourg, liv. III, p. 3/,8.

(40) La duchesse de Montpensier a répondu : le feu est pour des sodomites tels que lui. Histoire du parlement de- Paris , chap. 3 1 .

(41) Le Pape avait excommunié le roi pour la mort du cardinal de Guise.

(42) Historique. Le P. Maimbourg, liv. III, p. 287.

(43) C'est à peu près le mot de Henri IV. Voyez la scène xx de ce drame.

(44) «Le roi (dans les conditions qu'on lui imposait) devait

« se déclarer plus ouvertement pour la Ligue, l'aire publier <• le concile de Trente, établir l'inquisition dans les princi- « pales villes de France, consentir qu'on ne donnerait la vie « à aucun prisonnier hérétique, à moins qu'il n'abjurât sarc- « ligion, éloigner tous ses amis, qui seraient remplacés par « des personnes en qui la Ligue put se confier. Les autres ar- « ticles étaient dans le même goût , ou pires encore. » Histoire universelle , t. LXXVI, p. 543.

(45) « Ces États-Généraux , dit Mercier, animés de l'esprit « de la Ligue , qui , dans plusieurs points, se rapprochaient « infiniment de l'esprit républicain , proposèrent, dès la se- « conde séance, que toutes leurs résolutions fussent des lois « inviolables, et qu'on eût à se passer désormais de l'appro- « bation royale, comme d'un pouvoir superflu : tant l'audace « de Guise semblait avoir passé dans tous les cœurs ! » Portraits des rois de France , t. III, p. 3o5.

(46) Voyez !<• même ouvrage, t. III, p. 307.

(47) « Henri III fut si charmé de la réception qu'on lui fit « à Venise lorsqu'il revint de Pologne , qu'il appela toujours « depuis, les neuf jours qu'il y passa, les jours enchantés. » Histoire universelle , t. LXXVI, p. 4.97-

(48) Sully avait fait aussi à cette époque le sacrifice d'une partie de sa fortune pour aider Henri IV. Voyez ses mémoires , t. I, p. 142.

(49) Le même ouvrage, 1. 1, p. a34.

(50) Histoire universelle , t. 76, p. 566.

(5i) Historique, mot pour mot. Portraits des rois de France , par Mercier, t. III, p. 3 14.

i3o NOTES.

(52) Voyez un libelle du temps , intitulé : Les mœurs, humeurs et comportemens de Henry de Valois , représentez au vray, depuis sa naissance , p. 4?i 5i, 53, 55 et 58; Paris, i589.

(53) Historique , mot pour mot.

(54) t'oyez les portraits des rois de France , par Mercier, t. III, p. 278 et 286. — « Nonobstant toutes les affaires de

< la guerre et de la rébellion que le roi avait sur les bras,

< il allait ordinairement en coche avec la reine son épouse, « par les rues et maisons de Paris, prendre les petits chiens

qui leur plaisaient, allaient aussi par tous les monastères des femmes, aux environs de Paris, faire pareilles quêtes

« de petits chiens, au grand regret des dames qui les avaient...'

Journal de Henri 111.

(55) Voyez les Mémoires de Sully, t. I, p. 140 et 199.

(56) « ... Il y en eut qui, par un abominable mélange du «parricide, du sacrilège, et des enchantemens de la magie, a mettaient des images de cire à la ressemblance du roi sur « les autels, et les piquaient en divers endroits, en prononçant certaines paroles diaboliques à chacune des quarante

« messes qu'ils faisaient dire en plusieurs églises, pour don- « ner plus de force à leur charme, et à la quarantième ils «les perçaient à l'endroit du cœur comme pour lui donner • le coup de la mort. » Le Père Maimbourg, liv. III, p. 3 11.

(57) C'est une brochure du temps intitulée : Harangue d'un bon citoyen à la Sorbonne , qui m'a donné l'idée d'écrire ce morceau.

(581 Histoire de la Sorbonne, par l'abbé Duvernet , t. I,

NOTES. i3i

(5g) Le même ouvrage, t. II, p. 12.

(60) Le même ouvrage, t. II , p. 12.

(61) Le même ouvrage, t. II , p. i3.

(62) On lit la phrase suivante dans un écrit du temps :

Que le grand Turc mette la couronne sur la tête du duc de

Mayenne; il prendra le turban dès le lendemain, le fera

porter à tous ceux de la Ligue , et au lieu cF Evangile , les

fera croire à l'Alcoran. Voyez cet écrit dans Y Histoire de la

Sorbonne , ci-dessus citée , t. II, p. g et suivantes.

(63) Les prédicateurs disaient que le prince de Condé était mort parce que le pape Sixte-Quint l'avait excommunié.

(64) Voyez la note 40.

(65) Historique. Voyez les notes de l'Histoire universelle , t. 76, p. 638.

(66) Historique, mot à mot. Le même ouvrage, t. 76, p. 638.

(67) C'est aussi ce que M. de Mayenne a fait.

(68) Cette présentation est un fait historique. (6g) Voyez l'Histoire de la Sorbonne, t. II , p. 2 3.

(70) Histoire de France , par Anquetil , t. V, p. 488.

(71) Historique. Voyez l'Histoire de la Sorbonne, cidessus citée, t. II, p. 22.

(72) On lit dans la déposition de niessire de Laguesle, conseiller du roi en son conseil d'état et procureur-général , que c'est sur la route de Vanvre à Saint-Cloud qu'il a rencontré Cléoient. Ce fanatique était sorti de Paris par la porte Saint-Jacques , disant qu'il allait à Orléans ; mais j'ai cru pouvoir m'écarter ici de l'exacte Vérité, parce que le fait est très-indifférent en lui-même, et qu'aucun historien n'en parle. Voyez la déposition de M. de Laguesle, dans un ouvrage intitulé : Curiosités historiques , ou recueil de pièces utiles à l'Histoire de France , et qui n'ont jamais paru ; Amsterdam, I75g.

(73) Déposition de M. de Laguesle, dans l'ouvrage cidessus cité.

(74) La même déposition.

(75) Histoire universelle , t. 76 , p. 6^7.

(76) Réponse de Jacques Clément, mot pour mot. Le

même ouvrage , t. 76 , p. 637.

(77) Historique.

(78) Historique.

(79) Historique. Voyez les notes du cinquième chant de la Henriade, et l'Histoire delà Sorbonnc , t. II, p. 24 •

(80) Mot pour mot. Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, chap. 173.

(81) Historique. Voyez la déposition de messire Roger de

NOTES. i33

Bellegarde, seigneur dudit lieu , baron de Termes, premier gentilhomme de la Chambre, et grand-écuyer de France. Dans le recueil cité, à la note LXXII.

(82) Voyez dans le même recueil la déposition de François Daupon, gentilhomme ordinaire du roi.

(83) C'était l'opinion des chirurgiens. Le Père Maimbourg, liv. III, p. 354.

(84) Le même ouvrage, liv. III, p. 354.

(85) Le même ouvrage, liv. III, p. 355.

(86) Henri III mourut avec beaucoup de calme et de résignation.

(87) Le roi se confessa trois fois.

(88) Le Père Maimbourg, liv. III , p. 355.

(89) Réponse du roi , mot pour mot.

(90) Historique.

(91) Historique.

(92) Historique.

{93) Le Père Maimbourg, liv. III, p. 356.

(94) Le même, liv. III, p. 356.

(95) Le même, liv. III, p. 356.

i34 NOTES.

(96) «Au moment d'une mort si tragique, la piété effaça « le souvenir de ses défauts. On ne se souvint plus que de « ses vertus. Sa bonté surtout, son affabilité, cette douceur « qui ouvrait si aisément son ame aux épanchemens de la « confiance et de l'amitié , sa bienfaisance naturelle , et ses « autres qualités estimables le firent regretter sincèrement. « Henri eut la consolation de voir couler pour lui des «larmes véritables. Il expira le 2 août, âgé de trente-huit « ans , entre les bras de ses serviteurs , persuadé par leurs « regrets que ses fautes ne lui avaient pas enlevé tous les « cœurs. » Jnquetil, Histoire de France , t. V, p. 490.

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