SALLES
Il faut alors nous résigner et tendre le cou : car xls ne se cachent plus et disaient l'autre jour que la ré^volution n'était pas encore faite ; que ce n'était rien ql^i^ d'avoir abattu le tyran, qu'il fallait sa mort ; que c'étstit le seul moyen d'entretenir l'ardeur populaire ; et q^ixe, bien loin qu'il fallût s'occuper de la constitution., il faudrait la suspendre si elle existait; en un mot, qix^il fallait une nouvelle saignée.
VERGNIAUD
Non-seulement ils en parlent, mais ils en fixent 1^ terme à peu de jours.
BRISSOT
J'en sais quelque chose : cet infâme Marat n'a-t-'i^ pas osé dire qu'il fallait purger l'assemblée, et se défaire à tout prix de toi, Rolland, et de moi. Et sais-— *^ bien de quelle manière il trompe le peuple ? (car chaq."*^^ our il a de nouveaux moyens pour le mal) il fait di^^ dans les groupes et sur les places publiques, dans» ^® conseil et à la commune, que Dumouriez avait trai*^
runswick, et que nous avions songé à appeler ier au trône.
ROLLAND
is tout cela, et j'en ai ri. L'affaire de Valmy et ort de Servan sur la bataille de Jemmapes rét à tout.
VERGNIAUD
î trop de confiance, Rolland : ils se tairont un 3ut-être deux; mais ce sont des enragés, qui ne >nt pas prise qu'ils n'aient infecté de leur vônin B qu'ils poursuivent.
ROLLAND
3 vois alors qu'un moyen : c'est de casser la ne, de lui faire rendre ses comptes, puis d'orl'élection d'une nouvelle municipalité, d'orga- L force publique, et de faire nommer un comit par les sections.
GUADET
.'y penses pas ; et Danton ? As-tu déjà oublié ce a. répondu pour les dépenses de septembre, et lence avec laquelle il a osé dire en pleine tribune, in de blâmer la commune pour les massacres , rait la remercier d'avoir sauvé la patrie.
KERSAINT
ferions-nous rendre des comptes à la commune, ient encore les jacobins et les faubourgs, qui ne ; de rugir autour du Temple. Je ne vois d'autre ae de faire décréter Marat et Robespierre.
BRISSOT
îrait en effet porter un coup désisif à la réuies Jacobins ; en y rentrant, nous pourrions
182 LA MORT DB IiOmS. XVI.
peut-être rappeler à ^ mpclération des l^p^^mes aui xx^ sont qu'égarés.
VBRGNUUP.
C'est; P-ussi le seu^ moyen de lïigàntenir la dignité x% ^3^tipnale, et de ne pas nous couvrir du sang d'u^xl^çiçarac^e que nous avons jugé et puni parla déchéance (1). BKissoT, faisant un sigrke à Vergniaud.
Silence.
Marat passe, se dirigeant vers le lieu des séances. Le cou décoU^-f;^, il est vêtu d'une redingote verte, et porte des sabots, qui rendl^nt sa démarche lourde et ajoutent au burlesque de sa taille. XJJn grand sabre pend à son coté. Un bonnet rouge de laine grossî^fe lui sert de coiffure. En passiant près des girctudinsy il aiect^ <^e 1^^ regi^rder d'un ^ ^édaigi^nx,
BARBAROUX
Il ferait mieux de rentrer dans ses caves. Au res*^^» nous allons voir. Le président est-il arrivé?
GUADET
Il doit l'être.
Toim S9 di^gant vars la salte 4^» ûéHàj^^ii^^^^'
La sallei de la Ckmvention.
Le président et les secrétaires sont au bureau, Tous les dép*»*^
(1) Quoique Vergniaud ait voté la mort, il ne faut pas s'étoo^^^' de le voir se prononcer pour un parti modéré, à la date du ^ ^^^ vembre : lui et plusieurs de sçs awi» ne voulaient pas la mor^ ^^ liouis^ et ils uq Isk votèrent qvie par cra^ite de la, g^^r^ wnïe^ ^otii on leâ menaça. Ils motivèrent ainsi leur votçi.
DBUXlàBCE PARTIB 183
lont à leur place. —- La Rue> lieutenant-colonel, aide-de-camp de 3umouriez> paraît à la barre et remet les dépêches du général. — 3e nombreux applaudissements s'élèvent.