TROISIEME PARTIE
« a enCantées pour séparer rhomme-roi de Thomme « privé. Ce serait vouloir séparer ce qui est indivi- « sible. »•
ROCHER
Indivisible I Tu raisonnes bien comme une cruche. Faut-y qu'un homme soit patient pour entendre des bêtises pareilles. . . Mais marche, v'ià mon sabre. . . TURLOT, riant aiujo éclats.
Ah! ahl... en v'ià bien d'une autre. « Sortir des <c règles contre le dernier de vos rois, c'est une injus- <c tice dont vous ne vous rendrez pas coupables... »
MEUNIER
Une injustice I quoi ? de tuer un homme qui a assassiné le peuple. Faut qu'un député soii un fameux polisson, cependant, pour dire de ces choses-là...
TURLOT
« Mais ce n'est pas tout : N'avez-vous pas consacré « dernièrement, en principe, que, là où la loi ne s'é- ^ tait pas expliquée nettement, vous ne pouviez l'in-
* terpréter, dût le crime rester impuni? » — « Com-
* prenez-vous cela, vous autres ?
MEUNIER
t>os sophismes... des sophismes... Laisse: en v'ià sacrebleu bien assez.
TURLOT
^ Non, non... faut aller jusqu'au bout, »— « Jetez un
* ^oup d'œil sur l'histoire... »
ROCHER
Cest du propre, l'histoire.
TURLOT, reprenant.
^ Jetez un coup d'œil sur l'histoire. La mort de ^ Charles 1*' fut la première cause de la restauration
< de la royauté chez un peuple trop éclairé pour
< aimer les rois. Le supplice du père plaida la cause ^
« du fils. Le peuple quelquefois se livre à des mouve ^-
« ménts de sensibilité contraires à ses intérêts^ et dont^^Mnt
< on ne peut calculer Texplosiou et le délire. »
SIMON
Qu'appelle-t-il le délire du peuple? Ah! gueusard: JEil TURLOT> continvuint.
« A la révolution de Jacques II, qui avait aussi unmian « fils, on prit d'autres mesures; on facilita son évasion-Mr^t *n, « et son fils fit de vains efforts pour recouvrer somkz^oh « trône. »
MEUNIER
Eh bien! il y a là quelque chose de vrai... Maiic^^is c'était bon pour nos pères; et cela ne nous regardJEwie pas.— A-t-il fini?
TURLOT
Attendez, v'ià la morale. « Donnez à la terre xmz^mvn « grand exemple de vertu, de magnanimité. Fait^^^ies « venir Louis Capet dans cette auguste assemblée ^^e, « qu'il comparaisse à la barre, et dites-lui : Tu nV^"-'^ « pliis roi, telle est la volonté du peuple. Nous écart^^^^^' « ronsde ta vue l'image de tes forfaits; nous y sommm -^^^ < sensibles : noies étions tes enfants... »
ROCHER
Pour le coup, halte-là! Ses enfants !... Monsieur L^ -— ^^ fort, vous commencez à m'échauffer les oreilles... C'e« assez; qui en a entendu un les entend tous...
TURLOT
D'ailleurs il est l'heure de monter : Capet nous