‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 16 sur 212 · PREMIERE PARTIS · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIS

ne se présente^t-eUe pas d'elle-même comme pour réaliser ce système. Ajoutez que, si le territoire venait à être violé, toutes les ressources de TEtat resteraient intactes dans la partie qui ne serait pas occupée ; et que, protégés par les barrières naturelles de la Loire et des Cévennes, les départements du Midi pourraient encore venger ceux de nos frères que la trahison ou le nombre auraient réduits pour un moment.

SANTERRE

Ce que tu dis là est une insulte aux Parisiens, et les sections de la capitale valent, tous les jours, les hommes du Midi.

BARBAROUX

La chose peut-être; mais...

SANTERRE

Monsieur le député, si vos Marseillais sont bons, nos sections ne le leur cèdent en rien, et je puis vous le dire, de près comme de loin...

BRISSOT

N'ayons-donc d'autre rivalité que celle du bien pijblic I Voyons, toi, Vergniaud, qu'en penses-tu 1

VERGNIAUD

Que vous êtes des enfants de vous quereller. C'est bien de cela qu'il s'agit, quand la France, l'empire entier attend peut-être sa destinée de la décision que vous allez prendre. Mes amis, n'ayons donc qu'une même pensée, un même désir, le bien de tous . Ce qu nous devons nous proposer est de mettre un terme aux exactions du pouvoir exécutif. C'est pour cela que nous avons déclaré que la Patrie est en danger et que nous avons décidé que les sections seraient en perma-

nence. Il faut que le peuple, ce premier, cet unique souverain, manifeste hautement ses intentions.

PANIS

Et pour cela que devons-nous faire ?

VERGNIAUD

Rien que de très-simple : Mobiliser la masse entière du peuple, armer les sections, et les porter, de mouvement spontané, dans les cours et les jardins du château.

SANTERRE

C'est cela : une seconde journée du 20 juin. Mais que cette fois on ne le manque pas et qu'il remette son veto.

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