‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 171 sur 212 · UN GRAND NOMBRE DE MEMBRES · texte numérisé non relu

UN GRAND NOMBRE DE MEMBRES

Oui! ouil. . .

MARAT, ALBITE, ROBESPIERRE, etC.

Il est accusé..., il ne doit pas. être entendu comme président.

JULIEN

J'ai la parole, Citoyens, on tend à dissoudre la république... {Applaudissements et interruption,) on cherche à la dissoudre... {Louvet : Oui, mais c'est vous.) Je recommencerai vingt fois si vous m'interrompez vingt fois... Oui, on tend à dissoudre la république en attaquant la convention jusque dans ses bases.) Indiquant du geste les membres qui réclament contre le président,) Nous avons fait le serment de mourir, mais de mourir en hommes libres et en sauvant la chose publique. . . Je suis loin de toute prévention, j'habite les hauteurs que l'on désigne ironiquement sous le nom de la montagne^ mais je les habite sans insolence. Ce passage, que l'on attaque, deviendra celui des Thermopyles.

Toute Textrême gauche se lève en criant : Oui, oui ! nous y mourrons !

JULIEN

Là^ des Spartiates sauront mourir; mais en mou-

rant ils sauveront la liberté. Il est temps de le dire, cette enceinte est devenue une arène de gladiateurs. Nous avons vu, tout à l'heure, qu'un homme qui a rhonneur de vous présider a mis précipitamment aux voix une question sur laquelle on a demandé l'appel nominal; partialité révoltante, résultat scandaleux des entretiens qu'il a eus avec Malesherbes, l'un des défenseurs officieux de Louis le dernier. Assurément ce n'est point la cause du peuple qui a été traitée dans ces conciliabules, mais celle des tyrans. Eh bien ! puisqu'il a montré une partialité aussi révoltante, je demande que la sonnette lui soit arrachée, et qu'il aille se cacher dans un des coins de la salle. Voilà ma motion .

LE PRÉSIDENT

Il est vrai que Malesherbes est venu hier chez moi, et que les trois défenseurs de Louis Capet y sont venus ce matin; mais la porte du président de la convention doit être ouverte à tous les citoyens. Le premier m' apporté une lettre que je devais lire à l'assemblée ; ce matin ils sont venus me demander la marche à suivre pour paraître à la barre : je leur ai donné des billets d'entrée.

De nombreux applaudissements s'élèvent ; l'assemblée passe à Tordre.

BAZIRE

Savez-vous pourquoi on demande l'ordre du jour: c'est pour donner le temps aux gardes départementales d'arriver. Voilà le mot de l'énigme.

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