PREMIÈRE PARTIE
Sur ma parole d'honneur. — (Montrant son cama-- ^éx^de,) Demandez-lui plutôt si je ne suis pas du club d^sCordeliers.
1'® FEMME, à divers sans-culottes qui sont sortis des rangs et les entourent.
Je vous disais-t'y pas : il parle comme un aristocr*st-te, et donne sa ci-devant parole d'honneur. C'est lan- émissaire. Voyez plutôt, rien que sa figure le dit , e-fc il est plus blanc que la queue de ma chemise. Attox:i.ds, v'iàmon mari : celui-là te retournera. (A son ^^z-^rien*.) Tiens, Meurand , demande-lui ses papiers à coXiii-ci.
MEURAND.
"V^oyons, tes papiers... Eh! mais... C'est Jean-Fran- Çoîs La Pique? (Se retournant vers les femmes.) — Qi-i ^ diable faites-vous donc , vous autres ? — Allons , ^^x:*lère les danseuses de corde. Ces bougresses de ^•^^■^x^mes, c'est physionomiste comme un chausson au ^é<:i3ioir.
^^f^ais qui le croirait : si ça a l'air d'un patriote ? Re- S'^^r^de-le donc; il était tout à l'heure comme une carpe ^^^i a battu de la queue sur le pavé pendant plus de ^^"^^xx heures.
MEURAND.
^E^ardon, citoyen ; mais, voyez- vous , c'est encore
•'^''^•-xie de service ces soldats-là. Entrez ici, et
^^^3^^z des nôtres. Les rangs sont ouverts à tous les
^^-"txiotes. — On dit qu'il y aura de quoi faire aujour-
-t^Tai, et nous rirons. — Mais tu te trouves mal, l'ami.
Non... non... C'est que je suis coléreux comme un diable, et ça commençait à me monter.
MEURAND.
Ah oui I t'es pâle en effet.
1®' SANS-CULOTTE, lui frappant sur V épaule.
T'as peut-être soif?...
3* SANS-CULOTTE , laissant échapper sa pique. C'est-il bête ça, de me saisir...
(Lui 7'elevant sa pique.) Prends donc garde : tu es trop vif. T'as la maladie des perruquiers, et t'es blanc comme ta houppe ; mais la révolution te refera , toi et ta confrérie... en avant !