PREMIÈRE PARTIE
LE ROI, vivement ému.
Courage, grenadiers, courage I
DE BELAiR, Chef delégioUj entrant: ^ à la Reine.
Madame, député par mes camarades, je viens vous renouveler l'assurance que la garde nationale restera fidèle à ses devoirs ; mais les dispositions du Château l'inquiètent : elle demande à servir seule de rempart à Vos Majestés, craignant que la vue de ces étrangers n'irrite le peuple, et ne le pousse à des excès que la prudence pourrait prévenir.
LA REINE
J'en suis fâché. Monsieur le chef de légion, mais rien ne pourra nous séparer de ces Messieurs ; ce sont nos amis les plus fidèles. Ils partageront les dangers de la garde nationale, et vous obéiront même ; mais ils demandent à mourir pour le Roi plutôt que de l'abandonner.