JEAN-QUATRE-SOUS
Laissez faire, mon commandant, je vais le conduire (Au Roi,) Sacredieu ! donnez-moi la main, et soyez su: que vous tenez celle d'un honnête homme. Malgré voi torts, je réponds de vos jours, je vais vous- conduire l'assemblée nationale; mais pour votre femme elles n'entrera pas : c'est une g..., qui a fait le malheur dess Français.
LE ROI
J'aime le peuple... j'ai confiance en vous.
UNE FEMME DU PEUPLE, à la Reine.
Oui, c'est vous qui faites le malheur de la nation ! —
LA REINE
On vous l'a dit, on vous a trompée, ma bonne. Épous€E
du Roi et mère du Dauphin, je suis Française, et ne^^^ -^ puis être heureuse ou malheureuse qu'en France...
Pauvre petite ! (Elle s'essuie les yeuœ.) C'est que je ne^^ -^= vous connaissais pas. — Elle a l'air bien doux... El«r=:*^^ bien ! vive le Roi et la Reine I
LE PEUPLE
A bas I à bas l'aristocrate I — Pas de femme à l'as
semblée I pas de femme !
ROCHET, chef desédition, en uniforme de sapeur,
enlevant le dauphin dans ses bras.
Il est tout de même gentil, le petit drôle. .
LA REINE, avec saisissement.
mon Dieu! mon fils!...
ROCHET, ayant le dauphin dans ses bras.
N'ayez pas peur, je ne veux pas lui faire de mal.. — Est-il gentil!... Eh bien ! t'as peur, petit bougre...