PREMIÈRE PARTIE
à d es fédérés qui se sont présentés au bureau de la police sans réquisition d'aucun commandant de la gra.x*<le nationale de Paris. . . .
Oxx entend distinctement les cris et les vociférations de la multitude , ^Z3 dehors de la salle. — Les tribunes sont vivement agitées : beau- <:^oup de personnes en sortent.
RŒDERER, continiuint.
XX y a environ une heure, qu'après avoir recueilli
dÂ^v^^rs renseignements sur cet objet et sur d'autres,
rxc:>Ta.s avons appris qu'un grand rassemblement se for-
rxxsi.±t sur la place du Carrousel. Des canons étaient déjà
touixnés sur le Château. La foule se dirigeant vers les
F> ox^es, menaçait de les enfoncer, et s'abandonnait à
cix:i-olques excès, quand, réunis aux officiers municipaux
ï>x*ésents, nous lui avons donné lecture de la loi relative
a-\:x:x> rassemblements. Nos relations avec la commune
a.y a^nt cessé dans ces entrefaites, et l'absence du sieur
IMlandat, commandant de la force armée, nous privant
de renseignements sur les ordres donnés, nous ne
xioiis sommes plus sentis en état de conserver le dépôt
q.\ii nous était confié. Nous n'avons trouvé d'autre parti
^ue de prier le Roi de se rendre avec sa famille au
sein de l'assemblée nationale. Nous sommes prêts à
lûourir pour l'exécution des ordres qu'elle voudra nous
preacrire. -
LE PRÉSIDENT
L'assemblée nationale a entendu avec le plus grand intérêt le récit qui vient de lui être fait. Elle vous in- ^te aux honneurs de la séance.
On entend la canonnade et le feu de la mousqueterie.
114 LA MORT DE LOtHS XVI.
BORDE, municipal, et un offlcier de la garde nationale sont à la barre.
On nous annonce à l'instant que le Château est forcé, et que le peuple se propose de le faire tomber à coups de canon.
l'officier de la garde nationale.
Chargé de la garde du Château, je demande que l'assemblée m'indique la marche que je dois tenir. De nombreux citoyens sont au moment d'être égorgés.