PREMIÈRE PARTIE
LE ROI
Trouvez vous-même le moyen de les faire parvenir : [ n'y a rien que je ne fasse pour l'assemblée. 'hervilly, placé derrière les membres de la famille
royale.
Si Votre Majesté le veut, je m'offre de porter ses rdres au Château.
LA reine, prenant la main de d' Hervilly.
Non, vous nlrez pas : c'est courir à une mort cersdne. Restez, nous avons besoin de vous.
M""^ ELISABETH, le retenant par le bras.
Au nom du ciel, restez !
d'hervilly.
Je supplie Vos Majestés de ne pas penser aux daners que je cours. Ma place est aux coups de fusils : si \ les craignais, je serais indigne de l'habit que je porte. E ROI, après avoir écrit quelques lignes qu'il remet
à d'Hervilly.
Monsieur d'Hervilly, mon plus grand désir est d'emêcher le sang de couler. Allez, mais ne vous exposez oint. Je suis vivement touché de votre dévouement.
Q introduit à la barre un homme décoré de la croix de Saint-Louis, la tête couverte de blessures. — Le président fait un signe: on le fait sortir. — On remarque en même temps que le Roi et plusieurs de ses officiers, sur l'observation de quelques députés, travaillent de leurs mains à enlever la grille qui masque la loge du logographe, afin de s^assurer une retraite dans le sein de l'assemblée.