R [COLETTE ET G ASTON
Voilà te nuiusquelairo!
Temps d'ivre»« et d'amour!
Vous saviez battre et plaire Et tous vainquiez toujours.
RI COLETTE, lui rminl.
Goôloz, marquis, ce tîu do U comète LH MARQUIS, bavuL Il est parfait 1 il est parfaitl CASTON.
On a parlé de certaine soubrette ?
RICOLKTTE. )
flacoatez-nous ça, *’il tous plall.
LE MARQUIS, à j.srt.
Si la marquise m’ecoulail.
RI COLETTE
Jo crois aussi que cerUiue luronne..
LE MARQUIS
On le disait, on le dirait.
GASTON
n cite encor pliH d'une autre personne Il I COLETTE.
Racontez-nou* ça, s'il tous plaît LE MARQUIS.
Si le marquise m'entendait I
CASTON.
Alors, tous étiez mousquetaire?
LE MARQUIS
ratais, mon cher, le diable au corps RICOLKTTE.
Moi, j'adore le militaire !
LE MARQUIS
Il eût fallu me toir alors!
Nous portions la poudra à 1a marc* baie,
Nous jouions, uiun cher,
« Un trai jeu d'enfer I
On se permettait un peu de scandale, !
Et, si l’on eri.iit.
On recommençait...
La cour et la villo étaient tributaires,
Et nous buTlons sec Sans craindre d'échec!,..
Voilà ce qu’élaieot les trais mousquetaires,
El c'était le temps Où j’avais vingt ans.
ENSEMBLE
LE MARQU IS
Voilà le muu-queU ro. • .
Temps d'ivreu* et d’amours!
Nous savions battre et plaire Et nous taiuquiotis toujours!
RICOLKTTK ET CASTON.
Voilà le mousquetaire!
Temps d’ivresse et d'amours I Vous sat,cz battre et plaire Et tous tainquiei toujours.
CASTON.
Vous m’avez raconté l'histoire de certaine danseuse...
LE MARQUIS
eux-tu te taire f (raîsaut le K*tr*.) Ah çà t au fait, tout ça I ne m'explique pas ce qui se [tasse ici ; if serait temps de te justifier.
KlGOLETTE.
Se justifier, de quoi ?
LK MARQUIS, >|Bi > kesueoup bu.
Eu 'effet, de quoi ?... De quoi prèlends-lu te justifier?... Est-il étonnant!
RIGOLETTE, lui vtvunl.
Un doigt de chambcrtiti, cher marquis!
LE MARQU IS, à port.
Son cher marquis l... Ellu o*t driftette la petite!... St la | marquise entrait 1 ,
RIGOLETTE
I»'. mires vous diraient : votre neveu vient de passer sa thèse, et il n invité A dîner lagraud'mére de son professeur; j
on bien, M. Gaston organise une société do bienfaisance et '
il essaie les comestibles à domicile, avec la présidente de I l’œuvre... \
LE MARQUIS
Ah! hahl...
H ICOLETTE, venant.
Cbàteau-margaux!... On conte ce genre de balivernes & un imbécile, ù un c-étin d’oncle, comme on eu a parfois sous la main; (elle laiupe *r rspauto) mais & vous... à vous, glorieux débris d’un siècle galant et gracieux ; à vous, type vivant des joyeux souvenirs de la régence... ù vous, mousquetaire de Sa Majesté Henri IV ou RoberUe-Fort ; à vous, qui comprenez le cœur humain en général, et le cœur de la jeunesse en sous-lieutenant, nous vous disons franchement et carrément : — Voici un jeune sage qui se marie demain; il a voulu dire adieu, adieu éternel aux folies du passé, et, pour mieux établir fa sainteté de son serment, il a pris à témoin le* compagnons lidèles de ses charmantes erreurs... Quoi de plus moral?
Parbleu !
RIGOLETTE
Socrate mourant s’entourait de ses amis... moins sonépouse. Aujourd'hui, quand un pécheur voit arriver sa dernière heure, il récapitule ses vieux péchés... C'est ce que fait Gaston. Il récapitule; il a voulu examiner toutes ses fautes. S’il les a réunies autour de sa table... c'est sa confession générale et... (tal vemat) il attend votre absolution... Yoilllà!
GASTON
C'est exact!
LE MARQUIS, bavant.
juste comme moi ! (a p*ri.) Qu'esl-ce que je dis là!
RIGOLETTE
Bravo, marquis! (vetunt.} Une larme de champagne.
LE MARQUIS, jrtaat H Mrvirtle.
Ma foi! au fait, morbleu!... Est-ce que i’ni peur de la marquise, moi ! Palsemhleu ! ventrebleu ! A bas (es marquises ! Vive Socrate ! Je suis Socrate I