‹ La mort de Socrate, poëmeChapitre 13 sur 14 · ONZIÈME NOTE · texte numérisé non relu

ONZIÈME NOTE

Cependant dans son sein son haleine opj^res-

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Il s'assit sur son lit , et n'eut pas le temps de nous dire grand' chose : car le serviteur des onze entra presque en même temps, et s'approchant de lui: Socrate , dit-il, j'espère que je n'aurai pas à te faire le même reproclie qu aux autres : dès que je viens les avertir, par l'ordre des magistrats, qu'il faut hoire le poison, ils s emportent contre moi, et me maudissent; mais pour toi, depuis que tu es ici , je t'ai toujours trouvé le plus courageux , le plus doux et le meilleur de ceux qui sont jamais venus dans cette prison, et en ce moment je suis i)ien assure que tu nés pas fâché contre moi, mais

contre ceux qui sont la cause de ton malheur, et que tu connais bien. Maintenant, tu sais ce que je viens t'annoncer; adieu, tache de supporter avec résignation ce qui est inévitable. Et en même temps il se détourna en fondant en larmes, et se retira. Socrate, le regardant, lui dit: et toi aussi, reçois mes adieux; je terai ce que tu dis. Et se tournant vers nous: Vovez, nous dit -il, quelle honnêteté dans cet homme: tout le temps que j'ai été ici, il m'est venu voir souvent, et s'est entretenu avec moi : c'était le meilleur des hommes, et maintenant comme il me pleure de bon cœur ! ?>Iais allons , Griton, obéissons -lui de bonne grâce, et qu on m'apporte le poison, s'il est broyé; sinon, qu'il le broie lui-même.

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