‹ La Morve: Maladie Professionnelle du VétérinaireChapitre 13 sur 17 · LES MODES DE CONTAGION · texte numérisé non relu

LES MODES DE CONTAGION

La transmission de la morve au vétérinaire se fait suivant différents modes, au premier rang desquels il faut placer l’inoculation. Elle se fait soit directement par contact des éléinents virulents avec les effractions cutanées, soit indirectement par les objets ou instruments souillés de matières morveuses,

L'inoculation directe est la plus fréquente et la plus dangereuse, elle se produit d’une façon banale lors d’autopsies ou d'opérations, le vétérinaire négligeant une petite coupure de la main, une petite plaie de l’avant-bras, examine une bouche, écarte des naseaux, le contact est ainsi réalisé avec les matières virulentes, salive ou jetage provoquant la pénétration du bacille à la faveur de la continuité de tissu. On a même vu la morsure d’un cheval morveux provoquer la maladie chez un palefrenier. Les autopsies sont encore plus dangereuses, aussi ceux qui les pratiquent ne doivent jamais perdre de vue le danger qu’ils courent et ne pas négliger une petite plaie sans importance qui peut devenir le point de départ d'accidents très graves. Dans tous ces cas, où le praticien se coupe ou s’égratigne, qu’il ne perde pas de temps et désinfecte immédiatement ses plaies avec un antiseptique puissant.

Les manipulations de cultures morveuses au laboratoire constituent un très grand danger et il suffit de se rappeler la mort de KazniNG pour en être convaincu. La moindre négligence peut avoir des conséquences redoutables et la cigarette abandonnée sur la table, puis reprise, les mains souillées portées par mégarde à la bouche, la pipette qui se débouche, le flacon qui se brise, etc. sont autant de moyens de contamination.

Les soins médicaux donnés par les vétérinaires les mettent

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à même de s’infecter. Un cheval morveux qui s’ébroue peut transmettre sa maladie en projetant autour de lui des parcelles de jetage, lequel venant en contact avec les muqueuses buccales ou oculaires peut, lors de lésions de celles-ci, provoquer des accidents.

Sa transmission par la bouche est également possible, en outre le vétérinaire est sujet aux modes ordinaires de contagion, étant en contact permanent avec des chevaux. Mais il ne faut pas s’exagérer le danger, car si l’inoculation directe est redoutable, on peut dire par contre que des milliers et des milliers d'individus ont pu soigner pendant des mois des animaux profondément morveux sans contracter la maladie.

Une petite part revient également à la transmission indirecte par contact avec les objets, instruments, blouses ou viandes souillés de matières virulentes.

Il n’est pas jusqu’à la contagion d'homme à homme qui ne soit à redouter, mais c’est une rareté.

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