LA VIRULENCE
Elle est fonction de la vitalité et de la résistance du bacille morveux ; elle existe avant l'apparition de tout signe clinique et il est bien certain qu’elle existe quelque part dans l'organisme, aussitôt après la contamination, seulement il n’est pas facile de la mettre en évidence tant que les lésions ne sont pas décelables, tant que les bacilles n’ont pas suffisamment proliférés. Les matières organiques de l’animal morveux, les cultures ne sont pas virulentes pendant un grand laps de temps car le bacille est fragile et très sensible aux agents physiques et chimiques, à la putréfaction, au vieillissement, aussi cette virulence disparaît peu à peu après un temps plus ou moins long
Des expériences réalisées par Capéac et Mazrer, il résulte
suivant les causes qui agissent.
que le virus morveux est sensible aux agents atmosphériques et à la chaleur. La dessication agit d’une façon variable plus ou moins rapide dans un milieu froid ou chaud, sec ou humide. Le pus, le jetage, etc..., exposés à l'air en couche mince sur des lames de verre, perdent leur virulence en 48 heures à quelques jours. Le virus est rapidement détruit par un temps chaud et sec, plus lentement par un temps froid et humide et quand il est exposé profondément dans les organes, il peut résister plusieurs mois.
L'humidité agit comme un conservateur de la virulence, qui persiste pendant 20 à 80 jours dans une atmosphère saturée d'humidité.
La chaleur détruit rapidement la vitalité du bacille et l’eau bouillante en quelques minules.
Les antiseptiques ont également une grande action destruc-