CHAPELLE DE SAINT MICHEL
Coupole : Anges, attributs et ornements.
Pendentifs : Saint Léon , pape , d’après le modèle de François Romani ; saint Bernard , abbé, d’après le carton de Carlo Pellegrini; saint Denis, aréopagite, d’après Guido Ubaldo Abbatini (1598-1661) ; saint Flavien , patriarche de Constan tantinople, d’après Andrea Sacchi ; les mosaïques des quatre figures sont de Calendra.
Tympans : Tobie conduit pari’ ange ; Élie nourri par l’ange; Nicodème donnant la communion à sainte Pétronille ; Saint Pierre baptisant la même sainte. Les modèles sont de Bonaventure Lamberti (1652-1721) et de Marco Benefiali (1684- 1764) ; la mosaïque est l’œuvre de cinq ou six artistes, dont le moins inconnu est Otaviani.
Sur les autels : Saint Michel, d’après le tableau du Guide qui a été transporté à Sainte-Marie-de-la-Conception, nommée aussi église des Capucins ; cette bonne mosaïque a été exécuté par Bernardino, Regoli et J. -F. Fiani. A ce même endroit se trouvait placé auparavant un saint Michel, du chevalier d’Arpin, par Calendra; le pape Clément XIV en fit cadeau au cardinal Marefoschi, qui le donna à la cathédrale de Macerata ; la mosaïque fut détachée et mise sans peine à sa nouvelle place. Elle était restée près de cent cinquante ans à Saint-Pierre, et ce n’est ni par caprice ni par générosité que Clément XIV la fit enlever; ce fut le premier essai de reproduction en mosaïque d’un tableau peint à l’huile. Calendra ne réussit que médiocrement à cause du mauvais approvisionnement des émaux; à cette époque, les ateliers de Saint-Pierre tiraient encore leurs smaltes de Venise; lorsque plus tard on les fondit à Rome, les tableaux furent plus fidèlement imités, et le Saint Michel, par Calendra, parut indigne de figurer à côté des œuvres nouvelles. Les Funérailles de sainte Pétronille, le tableau du Guerchin, est à la galerie des Conservateurs, au Capitole ; la mosaïque, exécutée en 1720, est le meilleur ouvrage de P. -P. Cristofari, et de
beaucoup aussi le plus excellent; tableau en mosaïque de Saint-Pierre.
Contre le pilier, la Résurrection de la veuve Tabita, médiocre mosaïque d'après le tableau de P. Costanzi, placé dans l'église Sainte-Marie-des-Anges.
De l'autre côté de l'abside, contre le pilier : la Guérison de l'Estropié par saint Pierre, d'après le tableau de Mancini ; la mosaïque est très faible.