TRADUITES EN A
2 -j — J A = img8 +omo375 ^2 -j — ^ A = a o65 — o 0875 ^i+-^A=i 46 — 0 05476
(■°+i)-K)]4=K) •-KH-+!)]
LE LT-COLONEL DtEULAFOY.
88 LE LT-COLONEL DtEULAFOY. [248]
de détail (fig. 8) les dimensions relatives aux piles-culées de la file
En poursuivant cette analyse, on reconnaît, encore, que la distance entre la ligne d’axe des colonnes de la file n° 20 et le parement intérieur de la clôture atteint 6 m. 1 1, soit (7+I) A = 7A +y = 6 m. 122875, et que la distance entre les parements opposés des colonnes de la file n° 2 o et des demi-colonnes des piles-culées de la file n° 21 est de 5 m. 02 , soit de (^6 + A = 5A + 2y= 5 m. o 1 875 (fig. 8). Puisque la voie des travées normales répond à 7A, il devient manifeste que les demicolonnes prononçaient une saillie intérieure sur les colonnes entières
de la file n° 2 1 et que cette saillie était de 7 A — (6 + ^J A=^ A = 2a.
D’autre part, si l’on considère la ligne d’axe des colonnes entières de la file n° 2 1 et la ligne d’axe des piles-culées, on constate qu’elles se confondent, car cette dernière est à ^1 + y)(1)+ (6 + ^) + 7 A = 8A de la ligne d’axe des colonnes de la file n° 20 (fig. 7 et 8).
Les détails où je suis entré à propos des piles-culées sembleront, peut-être, d’un intérêt bien infime, mais leur minutie témoigne de 1 importance que l’architecte de la mosquée accordait au contrôle rythmique des dimensions. Aussi bien, ai-je insisté et insisterai-je chaque fois que l’occasion s’en présentera ( sup p. 173, 190, 21 3, 219, 224, 239; inf. , p. 3 1 3 ) .
Les portiques, la salle Centrale et les deux Annexes latérales constituaient, en plan, un ensemble homogène tant au point de vue de leur liaison que du diamètre, de la distance axiale et de la distribution des supports, sauf les exceptions signalées [sup., p. 204 à 212). Toutefois, des particularités de construction les distinguaient. Ainsi, les colonnes des portiques Est et Ouest (fig. 9; pliot. 5, 1 3 ) atteignent, chapiteau compris, 6 m. 45 de hauteur au-dessus des vestiges du carrelage du quartier Hypostyle et celles du portique Sud (fig. 9; pliot. 1 4 ) 5 m. 98, tandis que les colonnes de la salle Centrale et
(y -i- ^ A -- ^2 -f - j A, soit la moitié de l’épaisseur de la pile-culée [sup., p.
Portiques Est et Ouest.
Portique Sud.
Fig. 9. — Colonnes des portiques.
LE l'-COLONEL DIEULAFOY.
IMPRIMERIE NATIONALE
de ses Annexes latérales, qui furent trouvées entières et allongées sur le sol ancien [fig. 9; pliot. 8, 10, 12), ne mesurent, après avoir été remontées, que 3 m. 24, chapiteau également compris^. Enfin, alors que la charpente des combles reposait sur le chapiteau des supports appartenant aux trois portiques (fig. 9, 11, 23), des arceaux de briques vfig. 20, 2 4), dont on a retrouvé d’énormes voussoirs, étaient interposés entre les colonnes et les fermes de la salle Centrale et de ses Annexes latérales (sup., p. 1 85 ; inf., p. 275, 278, 279, note 1 , p.280).
Si les colonnes de la mosquée sont de trois modèles distincts, toutes furent prises dans la même carrière de marbre gris-bleuté ( sap ., p. 232 ; inf. , p. 3o2), toutes ont le même diamètre — A = o,8o3 — et toutes, sauf des exceptions motivées, se présentent dans les files à la même distance axiale les unes des autres — 8A = 6 m. 42 4 (sap., p. 199). Mais, alors que les supports des portiques Est et Ouest ont, chapiteau compris, 6 m. 43 de hauteur, on vient de voir que, dans les mêmes conditions, ceux du portique Sud s’arrêtent à 5 m, 98 et ceux de la salle Centrale et des Annexes, à 3 m. 24. L’occasion s’est offerte de montrer que 6 m. 43 représentent 8A = 6 m. 424 (. sup ., p. 199)- Pour les raisons qui ont été invoquées, 5 m. 98 et 3 m. 24 doivent être traduits respectivement par (7,5) A = 6 m. 0228 et par 4 A = 3 m. 2 1 2 .
Quelle que soit leur situation, les colonnes 11e comportent ni base, ni galbe. Si, pour les caractériser, je 11e les dis pas cylindriques, c’est que les tambours d’un même fût ont rarement le même diamètre. Parfois, l’écart atteint près de o m. 02. E11 vérité, l’irrégularité est
Fig. 10.
Chapiteau ie l’église d’Aurona.
( Arcli . lombarde.)
Dieulafoy, Ars Una.
Espagne et Portugal , fig. io4-
Mohammed ben Ah Slaouipap., p. > 70, noie 1) attribue aux colonnes de la salle Cen- Iralc t4 empans de circonférence et 20 empans de hauteur. Ces dimensions et leur rap-
port avaient été assez bien observés. Au lieu de
iA 7°° , le rapport de la circonférence
à la hauteur de la colonne est de
plus apparente que réelle, car j’ai relevé la preuve qu’un ravalement sur le tas était prévu [inf., p. 3o2, 3o3). La longueur et la difficulté du travail en firent, sans doute, ajourner l’exécution générale, et comme les fûts étaient enduits ( sap., p. 232 ), on profita de l’opération pour corriger les défauts tout en remédiant à l’imperfection de la taille.
D’une manière uniforme, les chapiteaux ont o m. 39 de hauteur^ soit un demi-diamètre, -=; o m. 4oi5. Ceux des colonnes des portiques latéraux, de la salle Centrale et des Annexes présentent une simplification maladroite d’un type byzantin ou plutôt de l’adaptation byzantine du chapiteau-tailloir sassanide, réalisée notamment dans l’église lombarde d’Aurona (fig. 10). Ils se composent d’un tambour cylindrique qui prolonge simplement le fût et d’un tailloir terminé à la partie supérieure par une table carrée dont le côté est égal au diamètre de la colonne et qui se raccorde avec le tambour à l’aide de cornes greffées sur les angles. En général, le tambour et le tailloir sont pris dans la même assise mais, parfois, ils sont distincts. Si la hauteur des chapiteaux est égale et oscille autour de * =0 m. 4oi5, celle de chacun des deux éléments varie dans une telle proportion, qu’il est impossible de la fixer. Cependant, l’épaisseur du tailloir l’emporte toujours sur celle du tambour.
Les chapiteaux du portique Sud (fig. 9, à droite) se composent comme les précédents d’une assise cylindrique ou tambour et d’un tailloir (phot. i4). Seulement les deux éléments constituent deux assises séparées; puis, le tailloir se présente sous la forme d’un tronc de pyramide évidé et renversé, à base carrée. La table inférieure, circonscrite au fût a A de côté; la table supérieure, A -j- Entre les deux, il existe une gorge profonde. Un couple d’annelets limite l’assise cylindrique qui, dans l’unique exemple bien conservé (colonne III 2), a ^A=^ d’épaisseur contre ^3 = ^ attribués au tailloir.
Etant donné que les combles du portique Sud, comme ceux des portiques Est et Ouest, reposaient sur les colonnes sans l’intermé-
diaire d’arceaux, il est à croire que la gorge du tailloir portait un chapeau de charpente dont la tombée compensait la différence de constatée entre les colonnes des portiques latéraux et celles du portique Sud et que la délicatesse de cette gorge signalait le soin apporté à la décoration de la maksourah et du mihrâb [sup. , p. 198, note 1, et p. 187, note 1 ) au même titre que les annelets du tambour et que le chapeau de charpente (fig. 11). Malgré son caractère conjectural,
Echelle 1 — ■ , , 1
0 A %A 3A -M ffA
Fig. 11. — Portique Sud. Restauration du chapeau et du poitrail (voir sup., lig. 9).
j’incline vers cette disposition, parce que les tailloirs à gorge et les chapeaux simples ou doubles intercalés entre le tailloir et le poitrail sont des motifs caractéristiques de l’architecture marocaine à l’époque des Mérinides [inf. , p. 294, 295). Ils s’observent, notamment, dans la composition des portiques élevés en façade sur les cours des caravansé rails, des mosquées et des médarès de Fez admirés à juste titre et renommés pour la beauté et la pureté du style (lig. 1 2). Tels les tau-
reaux bicéphales qui, dans les édifices hypostyles de la Perse antique, couronnaient les colonnes et portaient les entablements. L’imitation est inconsciente, la tradition paraît certaine.
Douze porches répartis par moitié entre les côtés Est et Ouest de l’enceinte et disposés vis-à-vis les uns des autres précédaient les grandes portes de la mosquée (fig. 1, i3, i5, 16, 18). Comme ils prononçaient une saillie de 2 m. 4o5, soit de 3A= 2 m. 409 sur le parement extérieur du mur, ils pouvaient servir d’ouvrages de flanquement
Fig. 12. — Portiques sur piles de la Médersa Bouananiya. Fez. Époque des Mérinides.
(inf., p. 262, 2 63). Autant pour équilibrer leurs masses que pour étendre leur action poliorcétique sur toute la partie du périmètre où le pied du mur d’enceinte est au niveau du sol, l’architecte dota le front Sud de onze tours carrées (phot. 4), moins larges que les porches mais ayant la même avancée de 3 A en hors-œuvre (en réalité 2 m. 42 — sup. , p. 177 — au lieu de 2 m, 4o5). Du moins, c’est la seule explication que je trouve à la présence d’ouvrages que ni la statique ne justifie, ni la décoration ne motive sur le front Sud et qui font défaut sur le front Nord, sans doute
parce que très élevé au-dessus du sol, il ne risquait pas d’être violé par surprise.
Malgré les irrégularités que présente l’implantation de l’enceinte sup ,, jd. 177)1 la transcription en cotes modulaires des cotes relevées directement s’effectue sans hésitation. Le front des tours, par exemple, varie de 3 m. 95 à 4 m. o5. Il fut assurément fixé à 5A = 4 m. 01 5. Le front du mihrâb qui mesure 5 m. 20 le fut à (6 + -^) A = 5 m. 2 ig5. Les neuf courtines longues, en moyenne, de 8 m. 65 avec un écart maximum de o m. i3 répondent à (10 + ^) A = 8 m. 632 2 5. Les demicourtines extrêmes qui, sans doute, furent tracées les dernières sont aussi celles où s’observe l’écart maximum. Celle de l’Est a 5 m. 20 de longueur et celle de l’Ouest, 5 m.6o. Il est à penser qu’on leur avait attribué (6 + ^) A = 5 m. 42025.
11 est intéressant de comparer l’expression de la largeur hors-œuvre de la mosquée
174A + 2 (1 A = (1 77 + “) A [sup., p. 207, 2 1 4 )
avec la somme des dimensions partielles du côté Sud de l’enceinte, soit :
1 o courtines de ( 1 o + 7 ) A
1 o tours de 5 A 1 mihrâb de ( 6 + - ) A
2 demi-courtines extrêmes de ( 6 + ^ ) A
3 + tU
Longueur totale.
Les deux additions donnent le même total. De cette égalité, il semble résulter que la transcription en fonction du module, des cotes relevées est correcte. En effet, c’est probable sans être certain. Une
vérification de l’exactitude des mesures et de leur traduction s’est heureusement présentée.
Quand on prolonge vers le Sud un plan tangent au parement intérieur des colonnes du portique Ouest, il passe en dehors mais très près du flanc intérieur de la première tour (fig. 1 3 ) . D’après le calcul établi sur les cotes modulaires, ce flanc serait à
du parement extérieur du mur d’enceinte Ouest, tandis que le plan tangent aux colonnes s’en tiendrait à
Or, (12 + î) A — (1 1+^) A=|A = o m. 3oi 125.
Déjà, le chiffre calculé et théorique deom.3oii25 cadre à peu près avec l’état des lieux. En réalité , la demi-courtine Ouest mesure 5 m. 60 , au lieu de 5 m. 42026 = (6 + ^) A. Aussi bien, la distance du flanc intérieur de la première tour à l’angle Ouest du côté Sud de l’enceinte est-elle de
fii-j-^A-f-(5m.6o — 5m.42025) = fii + ^)A-|-om. 17975.
Il en résulte que la différence théorique de o m. 3oi 1 25 doit être diminuée de om. 17976 et ramenée à om. 121376, dimension en parfait accord avec la distance observée sur place.
La tour centrale présente un excédent de largeur qui répond à sa destination primitive (fig. 1 4)- Elle est évidée à sa base et renfermait le mihrâb ( sup p. 187, note 1 ,2 20). L’absidiole ainsi constituée est carrée et mesure 3 m. o5 de côté, soit (3-j- ^ A = 3A+ 2a = 3 m. o 1 1 25. A l’Est comme à l’Ouest, elle offre des refouillements que devaient cou-
Fig. i3. — Angle Sud-Ouest de la mosquée.
ronner des arceaux qui équilibraient l’arceau delà porte. Peut-être, un quatrième arceau était-il pris dans le parement Sud, vis-à-vis l'entrée, mais il aura disparu en même temps que le mur. Enfin, il
[257] LA MOSQUÉE D’HASSÀN. 07
est vraisemblable que des trompes où reposait une coupole s établissaient sur ces quatre arceaux. La disposition est classique.
^ os
(6*ÿA +(3+f) ]â =(îiï'pA