‹ La mosquée d'HassânChapitre 5 sur 29 · DE CORDOUE. D’HASSÂN. DE CORDOUE. D'HASSAN · texte numérisé non relu

DE CORDOUE. D’HASSÂN. DE CORDOUE. D'HASSAN

Largeur axiale des allées. 601.75 6 m. 4 24 Largeur axiale de l’allée

Largeur axiale des travées. S 4o 6 4 2 4 centrale

entre-colonnements i4-i5, 1 5- 1 6 , 16-17, 1 7 ~ 1 ^ 1 8- 1 9 , 19-20, 20-21 était divisé par deux piles de briques à peu près carrées de o m. 80 à o m. 83 de côté, laissant entre elles et la colonne un vide de o ni. 80 en chiffre rond, et tel que la distance axiale de toutes ces piles était égale et égale au demi-entre-axe des colonnes, soit 6 n^4a4 = 3 m. 2 1 2 = 4 A ( sup ., p. 173, 182, note 1; inf., p. 199).

Les piles de briques constituaient les supports complémentaires d’une Annexe ( inf. , p. 200, 201, 206) comprise entre le portique Ouest et les sept travées Nord de la salle Centrale (lig. 23; phot. 8 à 10). Cette Annexe se répétait à l’Est dans une situation symétrique, et l’une comme l’autre se développaient sur 7 entre-colonnements transversaux et 4 entre-colonnements longitudinaux.

La singulière disposition que présentent les deux Annexes a été retrouvée dans l’allée I-1I devant les colonnes numérotées de 11 à 20 du portique Ouest, dans la salle Centrale, entre les files transversales nos 20 et 2 1 (lig. 8) où l’on a découvert une pile de briques et, dans la file n° VI, entre les colonnes nos 19 et 20 où l’on en a également dégagé une seconde [inf., p. 227, 276, 277, 288).

Il restait à explorer l’emplacement occupé, avant leur enlèvement, par les cavaliers qui comprenaient les colonnes de la salle Centrale. L’opération fut laborieuse; elle n’en fut pas moins menée h bonne fin. Alors, se montrèrent les londations de deux murs symétriques, épais de 1 mètre qui, dans l’alignement des (des nos V et XVI , garnissaient le vide compris entre les colonnes nos 3 et 1 5 inclus, et se dessina le plan d’un vaisseau hypostyle fermé dans ces limites et à l’Est comme à l’Ouest par deux murs longitudinaux [inf, p. 2i4, 274, 6g. 1 9 et 1 9 bis )

La salle ainsi définie [sup., p. 182) ne comportait de clôtures transversales, apparentes ni cà l’exposition du Sud, ni à celle du Nord. Toutefois, entre les files nos V et XVI, les fouilles établirent que les

M) La fondation du mur Ouest est apparente à l’extrême droite de la photographie i ou elle est signalée par un bouquet d’arbres.

yi

piles-culées de la file n° 2 1 (sup., p. 224, 242 à 247) étaient réunies à leur base par un mur de hauteur indéterminée qui reposait sur la paroi Sud cle l’excavation maçonnée (fi g'. 7 et 8).

Peut-être, un autre mur de liaison ou un simple parapet existait-il entre les piles-culées n° 3 — sauf dans le prolongement de l'anaza — mais je n’ai relevé que des traces confuses. En revanche, les unes comme les autres étaient réunies par des arceaux.

La recherche et la découverte des colonnes avaient été facilitées par l’interpolation de points d’appui hypothétiques entre les colonnes encore debout. Aucun indice 11e signalait les portes extérieures. Oe la situation relative de Rabat et de la mosquée, je conclus d’abord qu’il avait dû en exister à l’orientation de l’Ouest, c’est-à-dire sur le côté de l’enceinte opposé à la ville. Comme elles ne pouvaient répondre qu’aux lacunes de la muraille, la première tentative porta sur un créneau ouvert devant l’entre-colonnement 6-7 de la file n° I. \ défaut de mur apparent, un cavalier de terre hérissé de cactus et d’aloès, planté de figuiers et de lentisques, constituait une fermeture continue sous la végétation touffue de laquelle il nous avait semblé reconnaître les arêtes verticales d’un massif maçonné. Le cavalier fut attaqué et, après quelques jours de travail, l’équipe dégagea les fondations d’un porche analogue à ceux qui, parfois, précèdent les entrées des grandes mosquées mogrébines.

I )es observations intéressantes faites au cours des travaux facilitèrent la recherche des autres portes et c’est ainsi que six baies précédées de porches, réparties sur la façade Ouest, et six autres distribuées dans les memes conditions sur la façade Est furent déblayées successivement ( inf. , p. 262 à 272).

Les recherches entreprises sur la façade Sud restèrent infructueuses ou du moins ne furent couronnées que par la découverte d’une petite porte dont le rôle sera défini plus tard (p. 221, 267,258).

Le mur d enceinte de la mosquée, ses douze porches, les portiques Est, Ouest et Sud, la salle Centrale constituant l’oratoire, Yanaza

[193] LA MOSQUÉE D’HASSÀN.

(sup., p. 187, note 1), le mihrâb (1), les deux Annexes, l’excavation maçonnée et le minaret avaient été reconnus ou mis en évidence. Ils suffisaient à définir la mosquée. Toutefois, les espaces compris entre ces parties essentielles de l’édifice soit dans le quartier Nord caractérisé par l’excavation maçonnée, soit dans le quartier Hypostyle, ne nous avaient pas fourni de renseignements précis. Nous avions bien dégagé des fondations qui supposaient des murs. Mais souvent les superstructures avaient disparu sans laisser d’indices qui autorisaient même des hypothèses.

L’incertitude règne surtout dans la lacune Ouest, lormant cuvette qui existe, d’une part, entre la salle Centrale, à l’Est et le portique, à l’Ouest et, de l’autre, entre le mur d’enceinte, au Sud et l’alignement de la file transversale n° 9, au Nord. Le rocher est à nu et toute trace de substruction fait défaut. L’011 n’a comme guide que le nivellement bien sommaire du sol rocheux de fondation et des entailles légères, préparées pour incruster les maçonneries. Le coin Sud-Est se présentait dans des conditions moins défavorables que la lacune Sud-Ouest. Une couche de terre préservait le tronçon inférieur des colonnes et les premières assises des piles-culées ; malheureusement, elle n’était pas assez épaisse pour garantir les fondations des murs. Aussi bien, les fouilles n’ont-elles fourni aucun éclaircissement espéré.

Dans le quartier Nord , la pile-culée n° 2 1 , V (fig. 1,8; phot. 1 1 ) construite sur l’angle Sud-Ouest de l’excavation maçonnée [inf, p. 2 45) montre par son tracé que les petits côtés Est et Ouest de l’excavation portaient des arcades sur piles au même titre que le côté Sud et, sans doute, que le côté Nord. L’existence de ces piles a été vérifiée et l’on a isolé cinq bases, en outre de la pile-culée n° 2 1 , V, soit quatre médianes et une extrême sur l’angle Nord-Ouest. Les bases ont 2 A de largeur et (1 +7) A d’épaisseur. Ces dimensions que le délabrement

(1) Il répond à ta chambre située à ta base de ta tour centrale (sup., p. 177, 188, note 1; inf. , p. 221 , 255 à 262 ).

LE L '-COLONEL DTEILAFOY.

LE Lt-COLONEL DIEULAFOV.

(les maçonneries n’aurait pas permis de relever avec exactitude se prêtent heureusement à un contrôle rigoureux. En effet, on verra plus tard (p. 2 45 et fig. 8) que la pile-culée 110 2i,V déborde de jrAle prolongement du parement intérieur du mur Nord de l’excavation. Comme la pile-cnlée symétrique établie sur l’angle Nord-Ouest devait présenter une saillie égale sur le prolongement du parement intérieur Sud, les cinq arcatures et les quatre piles occupaient ensemble une longueur égale à la largeur de l’excavation — 3 5 A ( inf. , p. 224, — moins 2X§A, soit

35A-fA = (3i+i)4.

Si l’on donne aux piles les 2 A de largeur quelles paraissent mesurer, les cinq arcades occuperont

(34+^)a-8A-(26hÇ)a.

Or,

Non seulement la division par 5 de (26+^ A s’effectue sans reste, mais le quotient (5+|)A = 4 m. 2 1 5 7 5 est très voisin de l’unique porlée de 4 m. 20 que l’on ait pu relever sur place et représente la moyenne de (5+^ A et de 5 A, ouvertures respectives des arcades jetées sur le mur Sud de l’excavation maçonnée. En effet, il sera montré plus tard (p. 242 à 248) que les arcades reposaient sur les piles-culées n° 2 1 qui mesuraient (2 A de longueur. Elles avaient donc :

à la suite de l’anaza

à la suite des allées n"' 2 1 , V et 2 1 , XVI à la suite des autres allées

D’autre part, sur le mur d’enceinte Nord, quatre baies ont été mises à nu devant les allées III-IV, VIII-IX, XII-XIII, XVII-XVIII. Les jambages de la baie III-IV dépassent encore 1 mètre de hauteur. La largeur de 5 m . 3 o , soit de ( 6 + g) A = 5 m. 319875, qu’elle présente est à peine inférieure à celle des allées. Au même titre que les loges de guet ( in J., p. 272 à 274) , ces baies permettaient aux gardiens de surveiller les abords de la mosquée.

Ces dernières dispositions peuvent être considérées comme acquises.

Il est également manifeste que le quartier Nord caractérisé par la présence de l’excavation maçonnée ( sup p. 176) et que les porches établis pour le desservir ( inf. , p. 263 à 272) avaient leur dallageet leurs seuils respectifs à un niveau notablement inférieur à celui du dallage et des seuils du quartier Hypostyle. L’état actuel des maçonneries 11e nous a pas permis de mesurer exactement cette différence. Elle paraît être de o m. 5o environ. Les communications entre les deux quartiers étaient assurées par une rampe en prolongement de l’entrecolonnement 2-3 à l’Ouest et 18-19 à l’Est, c’est-à-dire disposée à égale distance de l’excavation maçonnée et de l’enceinte. Les murs de soutènement longs de 3 m. 84 existent encore à l’Ouest. La restitution n’est pas flagrante comme les deux précédentes. Néanmoins, elle offre des caractères de quasi- certitude. Cest la dernière qui soit dans ce cas. Les autres seraient fondées sur trop de conjectures pour être présentées avec profit. Je me bornerai à une simple description.

Dans le quartier Nord, outre les vestiges décrits ci-dessus, des fondations à la suite des files nos II, III, IV, XVII, XVIII, XIX et une fondation transversale en prolongement du mur Nord de l’excavation maçonnée affleurent le niveau du sol ancien.

Dans le quartier Llypostyle Ouest, je signalerai tout d’abord, en contact avec l’Annexe [sup., p. 191), une fondation issue de l’extrémité Nord du mur de la salle Centrale, épousant l’axe de la pile n° 1 4 , se re-

LE L'-COLONEL DIEELAFOY.

tournant devant la file 11 et se dirigeant vers le Sud pour s’arrêter au droit de la file 5 et relier ensuite cette file avec la tête Sud du mur de la salle Centrale. De la sorte, elle dessine un rectangle long de 9 entre-colon nements (72 A) et large de 4 (32 A). D’autres fondations parallèles aux petits côtés semblent avoir porté des murs de refend et paraissent répondre soit à des piles, soit à des jambages de porte assis sur le grand côté. Le rocher affleurant dès la hauteur de la file 8, quelques-unes de ces dispositions se devinent plutôt qu’elles ne se voient. Pourtant, sur le côté en contact avec l’ Annexe Ouest, quatre piles bien apparentes divisent la fondation en cinq parties de longueur inégale. C’est qu’en remontant vers le Nord, la déclivité naturelle du rocher est compensée par une hauteur croissante du remblai.

J’appelle encore l’attention sur un pilastre de 2 m. 5o (3 A

2 m. 409] de largeur dont la saillie de 1 m. 60 (2 A = 1 m. 606) sur le parement intérieur de l’enceinte Est épouse l’axe de la file n° 5. Le côté Ouest de l’enceinte ne présente pas de construction analogue. Mais comme le pilastre Est n’est pas lié avec l’enceinte et que, au point où l’on aurait dû trouver le pilastre Ouest, les fondations n’ont pas laissé de traces apparentes sur le rocher, ici, non plus, l’état actuel ôes lieux n’autorise aucune déduction. Notamment, il serait excessif de conclure qu’il n’y avait pas de pilastre à l’Ouest dans l’alignement de la file n° 5. Son existence suivie d’une destruction complète parait, au contraire, probable, car le plan de la mosquée est symétrique par rapport à une ligne Nord-Sud qui se confond avec l’axe commun du minaret, de Yanaza et d u mihrâb (sup., p. i 88, note 1; mf. , p. 221, 2.35 à 262). Jusqu’à la cuvette très accusée que le sol offre à l’Ouest, entre les files nos 6 et 1 1 , qui se reproduit à l’Est, entre les mêmes files [sup., p. ig3; uif., p. 222). Ce sont là des vides regrettables et d’autant plus fâcheux que l’on ne peut plus espérer les combler. Heureusement, les lacunes n’affectent pas les parties essentielles de l’édifice.

§ III. Reconstitution du plan de la mosquée.

L’exécution de ces premiers travaux permettait de lever le plan définitif de la mosquée. Mmt Dieulafoy et moi nous nous y appliquâmes et nous eûmes l’occasion de constater dans les implantations les légères irrégularités qui ont été déjà signalées (sap., p. 177) et qui, d’ailleurs, sont communes aux édifices orientaux de toutes les époques.

Aussi bien, les dimensions inscrites dans les tableaux où sont consignés les résultats des opérations sont-elles les moyennes des cotes multiples prises sur le terrain. Pour restituer leur véritable physionomie et apprécier les rapports que le constructeur de la mosquée avait établis entre elles, il importe d’introduire dans leur expression l’unité de longueur en usage à Rabat vers la fin du xnc siècle.

Cette traduction fera l’objet d’une étude spéciale (inf. , § X , p. 3 1 o à 3 1 4) • Elle permettra de reconstituer l’épure rythmique de l’édifice. Mais dès que les dimensions certaines furent connues, elles apparurent comme des multiples si nettement accusés du diamètre A = o m. 8o3 de la colonne (inf., p. 199) qu’il a été possible, avant toute recherche, de les exprimer en fonction de ce diamètre. Au demeurant, c’est l’introduction du module grec dans l’architecture musulmane.

Afin de rendre précis le sens et la portée des termes techniques dont j’aurai à me servir dans la description numérique qui va être entreprise, je désignerai sous des noms invariables les parties essentielles ou constitutives de la mosquée (fig. 1 et 3).

Une ligne fictive tracée suivant l’axe des colonnes de la file longitudinale n° 21 sépare le quartier Hypostyle — Q.H. — d’avec le quartier Nord que je nommerai désormais quartier du Réservoir — Q. R. — en raison de la présence et de la destination à peu près certaine de l’excavation maçonnée (inf., p. 223 à 227).

Dans le Q. H., je distinguerai notamment la salle Centrale (sup.,

LE Lr-COLONEL DIEULAFOY.

p. 182) comprise à l’Est et à l’Ouest entre des murs latéraux et, au Sud et au Nord entre les Files de piles-culées nos 3 et 2 1 , puis, le chevet répondant aux trois premières travées et, enfin, la maksoarah 9)

que je prélève sur les deux premières et que j’inscris en même temps dans le prolongement de la salle Centrale jusqu’au parement intérieur du mur de clôture Sud ( inf. , p. 221 , 2 58). À ce même Q. H. appartenaient encore les portiques Est, Ouest, les extrémités du portique Sud, en deçà et au delà de la maksoarah , ainsi que les Annexes Est et Ouest [sup., p. 191).

Outre ces salles et ces portiques hypostyles, la mosquée comptait, sans doute, des pièces voûtées ou couvertes en charpente sans l’adjonction de piles; mais comme la preuve de leur existence n’a pas été faite, je ne totaliserai que les toitures portées directement sur les colonnes ou sur les arceaux interposés.

Je nommerai allée l’espace compris entre les axes de deux files longitudinales, consécutives de colonnes; anaza, l’allée centrale X-XI ( snp ., p. 188, note 1); travée, l’espace compris entre les axes de deux fdes transversales, consécutives, et voie, l’espace compris entre les parements opposés de deux fdes de supports consécutifs.

Enfin, faute de désignation meilleure, j’appellerai bas-côtés les lacunes mal définies qui séparent la salle Centrale d’avec les portiques Est et Ouest.

Les grandes divisions de la mosquée furent étudiées d’abord sur un plan théorique mais, préalablement à l’exécution et afin de se plier à des nécessités de service ou de répondre à des prescriptions

Sanctuaire fermé, isolé des nefs de l'oratoire et réservé devant le mihrâb [sup. , p. 188, note 1 ), qu’on trouve dans les mosquées malékitcs du Mogreb et qui fut reproduit, notamment, à Cordou a[inf., p. 221), à Mansourah Inf., p. 2 1 y , note 2), à Sidi Okba de Kairouan, a la Kalaa des Béni llamrnad. Sans doute, une

copie du cancel ou plutôt de l’iconostase [infra, p. 221, 2 58). Comme la maksourah, l’élargissement de l’allée centrale ou anaza et la travée 1-2 interposée entre l’oratoire et le portique Sud de la mosquée d’Hassàn (fig. 1, 1 3 , 1 4) est caractéristique des mosquées malékites du Mogreb.

[199] LA MOSQUÉE D’HASSÂN. :t9

rituelles, ce premier tracé subit de rares et de très légères modifications de détail que des mesures précises ont accusées, .le ferai d’abord abstraction des retouches pour ne considérer que le plan théorique.

Des relevés multiples effectués dans les diverses sections du Q. I!., il résulte que le diamètre moyen des colonnes peut être fixé à o m. 8o3 (su/i., p. 197) et que, sauf des exceptions motivées, la distance axiale moyenne des supports, que l’on considère la direction longitudinale ou la direction transversale, est de 6 m. 4 2 4- Or,

6 m. 424 = 8 xo m. 8o3 = 8 A.

D’autre part, les colonnes des portiques Est et Ouest mesurent, chapiteau compris, 6 m. 45 de hauteur au-dessus des carrelages fragmentaires et fort bossues mis à nu dans quelques tranchées ( sup ., p. 187). L’écart de o m. 026 entre la hauteur des colonnes et l’entreaxes des files est à peu près négligeable par rapport à la longueur rie l’entre-axe. Au surplus, il s’explique par les défectuosités du nivellement horizontal et le manque de rigueur dans l’application pratique des dimensions théoriques, erreurs ou négligences qu'accuse une différence allant jusqu’à o m. 01 8 sur le diamètre des divers tambours d’une colonne en place et un écart de o m. 069 constaté entre les distances axiales des supports appartenant à une même (de. Aussi bien, y a-t-il lieu de croire que la hauteur des colonnes des portiques Est et Ouest était égale à la largeur axiale des allées ou des travées, soit à 8 A.

Quartier Hypostyle. — Le O. H. est établi sur 2 1 allées et 2 1 travées, étant entendu que pour les allées extrêmes Est et Ouest et pour la première travée Sud, la distance axiale et la largeur de la voie sont comptées de l’axe ou du parement intérieur de la colonne du portique au parement intérieur du mur d’enceinte. En prolonge-

LE Lt-COLONEL DIEULAFOY.

ment des files transversales 1 et 2 répondant au portique Sud, des demi-colonnes étaient engagées dans le parement intérieur du même mur ( inf. , p. 2 65 et fig. 1 5 ) ; mais, comme ces demi-colonnes n’ont pas été signalées ailleurs, je ne tiendrai pas compte de leur saillie dans l’évaluation de la voie des portiques dont la largeur sera prise, ainsi qu'il vient d’être dit, entre les parements opposés des colonnes et du mur d’enceinte.

La salle Centrale [sup., p. 182) répond à 1 1 allées et à 18 travées.

Le chevet ( sup ., p. 198) règne sur toute la largeur de la mosquée et embrasse les trois premières travées, soit 0-1, 1-2 , 2-3.

Telle quelle vient d’être définie [sup., p. 1 98, note 1 ), la maksourali comprenait, en prolongement des 11 allées de la salle Centrale, 1 1 allées prélevées sur les deux travées du portique Sud.

Chaque Annexe [sup. , p. 191, 236) occupe k allées et 7 travées.

Chaque bas-côté s’étend entre les fdes 3 et 21 sur les 5 allées extrêmes et comprend une des Annexes à son extrémité Nord.

Enfin, les mesures prises sur le terrain assignent au quartier du Réservoir [sup., p. 176, 197; inf., p. 223, 227) une largeur de 43 mètres, soit de

56A=7x8A=44 in. 968.

Il en résulte que le Q. R. avait une largeur égale à la largeur axiale de 7 entre-colonnements.

D’autre part, comme la largeur théorique de la mosquée, mesurée entre les parements intérieurs des murs d’enceinte, était de

2ix8A=7X2/|A=i 68A,

ia Largeur en œuvre du Q. R. était tà sa longueur théorique, également en œuvre longueur qui, dans l’espèce, est la largeur théorique en œuvre de la mosquée), comme 8 est à 24, comme 1 est à 3.

LA MOSQUÉE D’HASSÀN.

Par conséquent :

i° Le quartier Hypostyle, qui comportait 21 allées et 2 l travées, toutes d’égale largeur, était un carré de 168A de côté.

20 La largeur du Q. R. — 56A — 168A.

était le tiers du côté du O. H.

3° La largeur en œuvre de la mosquée — 168A — était cà sa longueur en œuvre — i68A + 56A=* 224A — comme 3 est à 4 et, par conséquent, comme la base est à la hauteur du triangle rectangle égyptien.

4° La longueur des Annexes — yx8A = 56A — était égale à la largeur du quartier du Réservoir.

5° La largeur du chevet — 2 4A (dimension dans le sens longitudinal) — qui répond à la largeur du portique Sud et à celle de la travée 2-3 interposée entre la maksourah (sup., p. 198, note 1) et la salle Centrale était le septième de la longueur du Q. H. — 168A = 7X 24A.

6° La largeur d’un bas-côté — 4oA (dimension dans le sens transversal; inf., p. 2o4) — était à la largeur totale en œuvre — 1 68 A — comme 5 est à 21 (allées) et, par conséquent, la largeur du chevet — 2 4A — était à la largeur d’un bas-côté — 4oA — et à la largeur du Q. R. — 56A — comme, dans la suite fies nombres impairs, 3 est à 5 et à 7. La largeur cumulée des deux bas-côtés est donc égale à la somme des largeurs du chevet et du O. R.

Cet énoncé arithmétique comporte une traduction géométrique très simple qui se résume dans l’épure décrite ci-dessous.

Les dimensions indiquées sont prises, soit entre les parements intérieurs des murs, soit entre le parement intérieur d’un mur et l’axe d’une fde de colonnes, soit entre les axes des fdes de colonnes.

LE L -COLONEL DJEULAFOY.

DüNiNÉE.

Le plan théorique de la mosquée (lig. 2) est établi sur le triangle rectangle égyptien abc dont la base et la hauteur répondent, la base bc à

21 x8A=3x(7X8A) = 7x(3x8l) = 168I, el la hauteur ac à

Enchaînement des dimensions.

Mesurée entre les parements intérieurs des murs qui le comprennent, la largeur b'c du Q. H. est celle de la mosquée, soit 168A.

Sa longueur bb' égale sa largeur [sup. , p. 2 o 1 ) , de sorte qu’il constitue un carré parfait de 168A de côté.

La longueur de de la salle Centrale — i8x8A=i44A — [sup., p. 200) est égale à la hauteur du triangle équilatéral, chaldéen, construit comme côté sur la largeur — 7 (3 X8A) — de la mosquée, car

Le Q. R. occupe l’espace libre ac entre le Q. H. et le côté Nord de l’enceinte.

Sa largeur b'c est de

La zone opposée au Q. R. qui s’étend entre la limite Sud de la salle Centrale et le côté Sud de l’enceinte est réservée au chevet.

Elle a pour largeur

HcÀel/e i . ... i ;

O 10 A ÎOA 30A SVA 100 A

ab = — bc — — ac c'd. = b'c = b'd

bc = b'c' = cc' — bb' de == — b'c

Fig. 2. — Épure du plan théorique.

Cette dimension est le sixième de la longueur de la salle Centrale 1 44 A — et le septième de la largeur de la mosquée — 168 A.

si r ou divise la hauteur du plan de la mosquée —28x8 A — en deux parties égales, la moitié Sud diminuée de la largeur du chevet répond à la largeur de la salle. La soustraction donne :

vX8A— 3x8A — 1 ix8A— 88A.

11 en résulte que, cumulées, les largeurs respectives des deux bascôtés atteignent:

2 1 x8A — 1 1 x8A = iox8A=8oA,

et que, distinctes, elles ont ( sup p. 201) :

5 x 8A = 4oA.

D’une manière manifeste, la dimension transversale de la mosquée — 2 1 x8A= 168A — fut répartie également entre la largeur de la salle et celle des bas-côtés; mais, comme il importait d’attribuer à ces derniers un nombre égal d’entre-colonnements et de laisser une allée au centre de la salle, l’auteur du projet fut conduit à donner à la sali e 1 1 x8A de largeur et aux bas-côtés, iox8A.

La largeur des portiques Est et Ouest est de 8A (1 allée) et celle du portique Sud (2 travées), de 2 x8A, de sorte cjue la partie du Q. H. comprise entre les portiques est carrée ainsi que le Q. H. lui-même.

Les combinaisons des deux triangles rectangle, égyptien et équilatéral, chaldéen s’accusent avec une grande franchise. Les études de détail conlirmeront qu’ils entraient seuls dans le thème régulateur fies tracés en plan et, sans doute aussi, en élévation de l’édifice tout entier ( sup p. 178, 199; inf-, p. 3 10, 3 1 3 ) .

Des nécessités de service ou des prescriptions rituelles avaient nécessité les légères modifications au plan théorique dont il vient d’ètre fait mention [sup., p. 202). Je précise qu’elles portent uniquement sur les élargissements respectifs de l’allée centrale — Yanaza

H che-lle i ■ i -i t . i -, 1

O /OA ZOA SCA /OOA

AB = I BC = \ AC «5 a

AC = - CJ = 2 X-AJ 7 7

EJ = ^ AJ = y AE 3 4

AB = goA

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