DAUBIGNY, ADRIEN, S1LVIO, MAGLOIRE, EUGÉNIE
DAUBIGNY, entrant avec Silvio.
C'est bien, mes amis, c’est très-bien, i’accepte toutes vos conditions : Elle débutera dans votre opéra; trois nouveaux noms à la fois, ce sera splendide ! (a Aorien.) Remerciez votre ami, monsieur, et Adrien, car je crois bien que sans lui, je vous aurais gardé rancune.
ADRIEN
' Tout est sauvé, même l’honneur (serrant la main A Silvio.)
SILVIO, cherchant Eugénie.
Mais où est-elle?
MAGLOIRE, arrêtant Silvio qui va s’approcher d’Eugénie.
Arrive donc, mon fils, que je t’embrasse. Tu verras quel feuilleton je te ferai faire dans les Débats ! Mais un moment, ne t’en va pas si tôtl — Tu as un devoir à accomplir, un devoir de gratitude et presque de piété. (Montrant Eugénie.) Je t’ordonne d’adorer cette jeune fille, (a Eugénie.) Monsieur Silvio Léopardi. (a süvio.) Mademoiselle Eugénie Valmé. (u les
présente l’un à l’autre).
ADRIEN, riant.
11 est incorrigible.
EUGÉNIE, à Silvio.
Nous débuterons donc ensemble?
SILVIO
Nous deux... (Tendant la main i Adrien.) NOUS trois...
MAGLOIRE
Voilà encore trois jeunes gens que j’ai placés — mais cette fois — ce n’a pas été sans peine, (u s’essuie le front.)