ÉVAPORATION DES VÉGÉTAUX
lemps que la construction des appareils nécessaires a été réalisée. Nous pouvons toutefois représenter la figure 127, qui a été obtenue par Marié-Davy et qui correspond aux phases de l'évaporalion de quatre pieds de haricots qui, chaque jour, étaient arrosés à la môme heure.
Phases diurnes de l'évaporatioo des végétaux.
Le tracé se lit de gauche à droite; les grands abaissements de la courbe correspondent aux moments où l'on rendait à la plante
^30 soir
Fig'. 1-27. Évaporation par les feuilles d'une plante'.
l'eau perdue par évaporation; c'était chaque jour, à 7 heures 30' du soir, qu'avait lieu cet arrosage. L'arc du cercle tracé par la pointe du style à ces instants permet de connaître la longueur du levier traceur. • • '
Si l'on partage en deux parties l'intervalle de deux arrosages, on voit que, dans les 24 heures correspondant à ceLte durée, les 12 premières, période nocturne, n'ont donné lieu qu'à une évaporation à peu près insignifiante; mais dans les 12 dernières, période diurne, la courbe s'élève d'abord d'un mouvement accéléré, puis uniforme, et lînit enfin par une ascension ralentie jusqu'au prochain arrosage. Cette courbe de l'évaporalion semble bien correspondre aux observations de Dehérain, puisque la plante paraît
]. Les petites vibrations qui, à certains instants, se montrent sur la courbe, son produites par l'aclion du vent qui agitait les plantes.
avoir son évaporation maximum au moment de la plus grande intensité de la lumière. Mais ce ne sont encore là que des expé-
riences d'essai destinées à contrôler la marche des appareils ; elles devront être reprises dans des conditions plus précises.
La figure 128 représente la balance insci'ivante de Rédier appliquée à mesurer la perte de poids d'une plante par l'évaporation.