CHAPITRE III
CHRONOGRAPHIE.
Cylindres tournants; polygraphes. — Inscription en hélice pour les phénomènes de longue durée. — Choix et application du papier ; noircissage ; vernissage pour la fixation des tracés. — Contrôle de la régularité du rouage moteur. — Chronographes; transmission des vibrations par l'air, par l'électricité; chronographe à inscription intermittente. — Établissement du synchronisme entre deux lieux éloignés l'un de l'autre. — Des signaux électriques. — Modification de Marcel Deprèz. — , — Uniformisation du retard des signaux électriques. — Retard des signaux à air. — Applications de la chronographie. — Mesure de la durée des actes nerveux, des actes psychiques, de la vitesse de la lumière, de celle de l'agent nerveux ; durée de l'abaissement de l'aile d'un oiseau. — Des repères.
Cylîîsuli'C et rouage ii-é$;iilatcur.
Un cylindre de 28 centimètres de longueur et de 42 de circonférence, page 460, est celui qui me sert le plus habituellement et qui suffit à la plupart des expéiiences de physiologie, sauf les cas où il faut obtenir des tracés de très-longue durée. Ce cylindre est en cuivre mince soutenu par des diaphragmes intérieurs et traversé pas un axe d'acier qui s'ajuste d'une part à une pointe p terminant l'un des axes du rouage régulateur, et de l'autre à une autre pointe de vis qui traverse un disque de bronze et sert de contre-pivot. Ainsi placé, le cylindre tourne librement et indépendamment du rouage ; il doit être bien équilibré, de manière à rester indifféremment dans une position ou dans une autre.
Quand on veut entraîner le cylindre au moyen d'un rouage, on place sur l'axe qu'on a choisi une de ces pièces que les tourneurs nomment un toc et l'on y adapte l'un des bouts de l'axe du cylindre ; tandis que l'autre bout s'adapte à la vis correspondante ûv. contre-pivot.