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F'ig. 249. Six expéi-iences destinées à mesurer la durée d'abaisst nient de l'aile d'un oiseau factice animé d'une translation plus ou moins rapide.
trique. La disposition était telle qu'un courant de pile traversant un signal électro-magnétique annonçait, par une élévation de la ligne tracée, le début de l'abaissement de l'aile, et par une chute de cette ligne la fin de cet abaissement.
La figure 249 montre une série de six expériences désignées sous les numéros 1, 2, 3, etc., de haut en bas. Dans chaque expérience, la ligne supérieure a exprime par une élévation plus ou^moins prolongée du trait, la durée de l'abaissement de l'aile; on voit
DES REPÈRES. kSS
que, de la première à la dernière expérience, celle durée ghI de plus en plus longue. En bas de la figure est un Irait qui indique la durée d'une seconde.
Cet allongement croissant de la durée d'abaissement de l'aile tenait à ce que la machine-oiseau, immobile dans l'expérience numéro 1, était animée d'une vitesse de translation de plus en plus grande dans les expériences suivantes. Voyons comment celle vitesse était chronographiquement mesurée.
Rappelons d'abord que les notions de vitesse, de durée et de fréquence sont connexes, attendu que la vitesse peut s'exprimer soit par le temps nécessaire à faire un chemin, soit par le chemin parcouru dans l'unité de temps. €'est à cette dernière mesure que je recourus pour inscrire la vitesse de la machine. Celle-ci recevait son mouvement d'une corde qui s'enroulait autour d'une poulie d'un périmètre connu. Chaque tour de la poulie faisait agii' deux fois un second signal électro-magnétique, placé à côté du i)remier, de sorte que, plus la translation était rapide, plus étaienf fréquents et rapprochés sur le papier les signaux du second appareil. La ligne b, dans les six doubles tracés de la hgurc 249. exprime donc que la vitesse de translation de la machine étail toujours croissante, du commencement à la fm de la série d'expériences.
Il est donc démontré que l'abaissement de l'aile se ralentit, en raison de la vitesse de translation croissante de la machine, el cette durée, comme celte vitesse, sont mesurées par les procédés chronographiques, avec une précision que nul autre mo.\ en d'observation ne saurait atteindre.
Des repères.
Quand deux ou plusieurs tracés sont superposés et qu'on veut savoir exactement si certains détails qui y sont marqués coïncident d'une manière complète, il ne serait pas prudent d'estimer cette relation de temps d'après la superposition des courbes, car elle n'est jamais absolument parfaite. De plus, quand les tracé&i ont une grande amplitude, la pointe qui les trace décrit un arc de cercle et s'éloigne plus ou moins de la verticale sur laquelle ell'C devrait tracer. (Voyez fig. 259, p. 505.)
Pour estimer les rapports que présentent entre elles deux in-
flexions prises sur deux courbes recueillies simultanément, on | rapporte la position de chacune à un repère tracé de la manière suivante.
Le cylindre étant arrêté, après qu'on a recueilli un tracé à plu- i
sieurs courbes, on fait appuyer tous les leviers inscripteurs sur le i
papier dans un point voisin du lieu où sont écrits les détails que j
l'on veut comparer; puis, le cylindre étant toujours immobile, on j
comprime tous les tubes à air qui commandent les tambours à ]
levier. S'il y a en même temps inscription de signaux électro- i
magnétiques, on fait agir tous ces signaux. Enlevant alors les j
différents styles inscripteurs, on voit sur le papier une série ;
de traits ou de petits arcs de cercle, ce sont les repères destinés à : comparer les relations que présentent, au point de vue de leur
succession, les différents détails des tracés. j
On prend l'ouverture de compas qui sépare un détail de la pre- | mière courbe du repère qu'on y a tracé; puis, on porte cette ou- j verture de compas sur une autre courbe pour savoir si, entre le ! repère tracé sur cette courbe et certains détails qu'elle présente, i il y a la même distance que dans la mensuration qui vient d'être j faite. Si ces retards sont égaux, c'est que les détails inscints dans j les deux courbes étaient synchrones. On a mesuré ainsi le synchronisme parfait des systoles des deux ventricules du cœur. i
S'agit-il d'estimer le retard de deux actes, c'est encore à des re- i
pères qu'on se rapporte. j
Ainsi, dans les tracés de la pulsation du cœur et du pouls d'une j
artère recueillis simultanément, on prend l'ouverture de compas |
qui sépare la pulsation cai'diaque du repère qui lui correspond, I
et on reporte cette ouverture sur la ligne des tracés du pouls. j
On constate alors que la distance est un peu plus longue entre le j
repère et la courbe du pouls : c'est la mesure du relard de l'ondée | sanguine.
La figure 250 montre, dans un cas d'irrégularités provoquées des pulsations du cœur, les effets qui se produisent du côté de la
pression artérielle. Les repères E formés de lignes ponctuées i
permettent de constater les correspondances de ces différentes !
courbes. !
Quand on prend des repères, il faut avoir soin de replacer les
pointes des plumes exactement dans la position qu'elles occu- j
paient pendant qu'on écrivait les tracés; le mieux est de les lais- j
ser en place toutes les fois que cela est possible. En effet, comme ;