‹ La mthode graphique dans les sciences exprimentales et principalement en physiologie et en mdecineChapitre 197 sur 284 · MOUVEMENT ACCÉLÉRÉ · texte numérisé non relu

MOUVEMENT ACCÉLÉRÉ

pendiculaires à ces droites menées aux points de tangence, se

Fig. 251. Courbe parabolique tracée par la chute Ju coi-ps.

couperont toutes en un même point qui sera le foyer de la parabole.

toi" tles vitesses.

Dans la chute des corps, les vitesses sont proportionnelles aux

temps. Cette loi se déduit de la courbe tracée dans l'expérience

ci-dessus. La vitesse, à tout instant, s'évalue d'après l'inclinaison

que la tangente à la parabole présente par rapport à l'axe des y.

L'expérience montre que cette tangente est égale au double de

l'espace parcouru (compté sur l'axe des y), divisé par le temps

2E V (compté sur l'axe des ce), c'est-à-dire V = -7^-- Le rapport ^ est

constant, d'où il suit que les vitesses sont proportionnelles aux temps.

On peut, avec cette machine, déterminer en chaque lieu l'intensité de la pesanteur, ou la vitesse que les corps qui tombent ont acquise au bout d'une seconde de chute; il suffit de chercher sur la courbe quelle est la vitesse au bout d'une fraction connue de seconde, et l'on obtiendra, par une simple proportion, la vitesse qu'aurait le mobile au bout d'une seconde entière. A Paris, cette vesse est à peu près de 9™, 808.

Les vitesses sont proportionnelles aux forces.

Morin et Tresça ont déterminé cette loi pour des forces moindres que la pesanteur. A cet effet ils reliaient, au moyen d'un fîl, le poids qui tombe avec un autre poids libre de se mouvoir sur un plan] parfaitement dressé, sur lequel il glissait entraîné par la chute de l'autre. La force de la pesanteur n'agissant que

sur l'un des poids P et devant entraîner une masse égale à ^ ^ ,

il s'ensuivait une vitesse moindre du mouvement qui gardait toutefois son caraclère^de mouvement accéléré.

On pourrait peut-être, dans cette expérience, substituer avec avantage l'emploi d'une poulie analogue à celle de la machine d'Atwood, à celui du plan glissant qui doit toujours donner des résistances de frottements plus considérables. Ainsi le poids P serait suspendu à un fil qui, se réfléchissant sur la poulie, supporterait le poids p.

Pour les forces plus grandes que la jjesanleur, on peut recourir à un procédé que j'ai employé avec succès. Toute force constante se comporte comme la pesanteur, c'est-à-dire imprime à une masse un mouvement uniformément accéléré. Si nous supposons qu'un ressoi't à force constante dont l'effort équivaudrait à 200 grammes agisse sur une masse qui ne pèse que 100 grammes, pour lui imprimer un mouvement de translation horizontal, ce mouvement sera uniformément accéléré, et la vitesse sera double de celle que la pesanteur eût imprimée à ce même poids. Voici les détails de cette expérience.

Au-dessus d'un cylindre enfumé, qui tourne uniformément, on a placé un chariot (rig.252) qui roule au moyen de quatre galets sur un petit chemin de fer, parallèlement à la génératrice du cylindre. Ce chariot porte un style qui trace sur le cylindre. Supposons que le chariot soit comme dans la figure B, fixé d'une part au moyen d'un fil qui s'attache à un crochet et tiré par un autre fîl qui se réfléchit sur une poulie et porte un poids. Au moment oii,à la flamme d'une bougie, on brûlera le fil qui retient le chariot, celui-ci sera entraîné par la chute du poids P et tracera la courbe du mouvement accéléré.

Supposons maintenant que le poids P soit suspendu à un fil

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