Journal de rAîialmnie et de la Physiologie, 1865, p
des tubes de grande longueur; ces difficultés n'ont pas compromis le succès des expériences*.
Trajectoire du pubis dans la marche.
Dans ses études sur le mécanisme de la marche, le professeur Carlet avait besoin d'inscrire les oscillations verticales que le pubis exécute à chaque phase d'un pas. Il lui fallait, pour supporter le tambour explorateur, un appui qui restât toujours à la même hauteur au-dessus du sol, tout en se déplaçant horizontalement suivant la translation du corps. Ces conditions ont été réalisées au moyen d'un manège tournant dont le bras, toujours parfaitement horizontal, portait le tambour explorateur. Le levier de l'appareil, relié au pubis, s'élevait et s'abaissait tour à tour pendant la marche ^ On avait donc ainsi un point d'appui, à la fois mobile dans un plan horizontal, et fixe par rapport aux mouvements verticaux qu'il s'agissait d'inscrire ; Carlet inscrivit la courbe du mouvement que le pubis exécute dans la marche. Ce mouvement s'effectue suivant ces trois dimensions. Pour se le représenter il faut se figurer qu'il est tracé à l'intérieur d'une demi-gout-
Fig. 108. Trajeclion du pubis dans la marche.
tière creuse à concavité supérieure ainsi que cela est l'eprésenté figure 108.
La courbe tracée par les déplacements du pubis serait inscrite dans cette demi-gouttière : à chaque appui d'un pied elle présente une élévation latérale du côté où cet appui s'effectue. Chaque fois que le poids du corps se porte d'un pied sur l'autre, la
1. Voyez, pour les détails et les résultats des expériences, la Machine animale, p. 236.
2. Voyez, pour les détails de l'expérience, Annales des sciences naturelles, juillet