‹ La Muqueuse Utérine de la JumentChapitre 13 sur 30 · APS CS · texte numérisé non relu

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s'hypertrophient légèrement, hypertrophie qui s'accroît à mesure que l'œstrus approche. A la palpation, les parois utérines sont molles et il est toujours facile de sentir la lumière interne. Vers la fin du préæstrus, les parois du col se relâchent et deviennent plus où moins flasques; le col est alors bien dilaté et nous pouvons y entrer deux doigts. À l'ouverture de la matrice, la muqueuse présente des plis largement festonnés, bien dessinés et fermes, enduits d'une légère couche d'un mucus filant assez épais, mais peu abondant, en général. Au début, la muqueuse est d’une couleur uniforme jaune très pâle, mais, vers la fin, cette teinte a tendance à devenir légèrement rosée avec apparition de petites plages rougeâtres peu nombreuses. A ce moment, les plis du col sont légèrement œdématiés, tuméfiés et congestionnés, ce qui leur donne une teinte légèrement rouge.

B) L’œstrus.

Si cette période du cycle ovarien est relativement facile à déterminer d'après les formations anatomiques de l'ovaire, il n'en est plus de même lorsque nous voulons nous baser sur les modifications utérines qui surviennent à cette même époque, car elles sont, là encore, très peu nombreuses et très frustes. La paroi utérine continue à s'hypertrophier et, à la palpation, elle paraît légèrement infiltrée et plus difficile à déprimer, mais nous avons toujours la sensation de vacuité à l’intérieur. Le col est relâché, ses parois sont souples et il est largement ouvert, deux doigts pouvant y passer facilement. À l'ouverture de la matrice, nous notons la présence de plis muqueux épais, hauts, à festons amples. Ils sont toujours fermes et ne se déforment jamais. Le mucus est plus abondant et plus épais que dans la période précédente, mais il reste toujours limpide et filant. A cette période, il se fait surtout une modification nette de la couleur de la muqueuse qui apparaît fortement rosée avec plages nombreuses et irrégulières nettement rougeñtres. Ceci est dû à ce qu'il s'établit au moment de l'œstrus une hyperhémie constante des capillaires endométraux. La muqueuse du col a tendance à perdre ses plis qui deviennent bas, noyés dans un mucus épais et abondant.

C) Le postæstrus.

C'est uniquement à cette période que nous avons noté des variations macroscopiques importantes au niveau de la matrice, sans doute restent-elles peu nombreuses, mais elles sont nettes et bien visibles,

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surtout vers le milieu de cette période. Le hasard ayant voulu que nous possédions de nombreuses observations (15) concernant ce stade, il nous a été possible de suivre les différentes modifications survenues dans le temps

Au début du postæstrus, l'utérus présente à peu près les mêmes caractères que pendant l'æstrus. Tout au plus pouvons-nous noter une plus grande épaisseur des parois et une plus grande difficulté à sentir la lumière interne à la palpation. Le col est encore mou, flasque et largement ouvert. La muqueuse utérine présente des plis un peu plus épais et plus hauts, bien dessinés et toujours fermes. L'hyperhémie s'est accentuée done à la muqueuse une teinte rosée avec plages nombreuses nettement rougeâtres. Le mucus est abondant et épais et il recouvre le tout d'une mince couche. Les plis muqueux du col sont redevenus normaux. Ils présentent une consistance normale et sont assez épais et bien marqués ; le mucus à ce niveau n'est pas en plus grande quantité que dans le reste de la matrice.

Le moment où les modifications deviennent nettes et perceptibles se situe entre le quatrième et le sixième jour. À ce moment, les parois utérines acquièrent leur maximum d'épaisseur et de rigidité et, à la palpation, nous ne pouvons sentir que très difficilement la présence de la lumière interne ; la matrice donne l'impression d’une vessie au trois quarts pleine. Te col tend à reprendre sa consistance normale, il est beaucoup moins souple et presque totalement fermé. La muqueuse utérine présente des modifications énormes, spéciales à cette époque. Les plis muqueux sont épais et très hauts, pouvont atteindre deux centimètres et demi de haut. D'autre part, ils sont mal dessinés, avec les scissures peu marquées, si bien que les festons se distinguent mal, mais ils conservent leur allure et leur

orientation générale. Ils sont œdématiés, très mous, flasques et s’étalent à la surface de la matrice par leur propre poids ; l’ensemble donne l'impression d'une gelée tremblottante. La coloration est encore rouge, mais elle vire sur le rouge sombre et les plages rouges sont moins nombreuses. Le mucus est abondant, mais moins épais et presque opaque, il recouvre tous les plis et contribue à donner à l’ensemble'cette consistance molle, pâteuse. Les plis du col ne subissent que très légèrement cette modification, ils sont un peu plus mous, plus turgescents qu'au début du postæstrus, mais rien de comparable avec les plis'du corps et des cornes. Puis se fait la phase

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