‹ La Muqueuse Utérine de la JumentChapitre 18 sur 30 · CONSTITUTION DE LA MUQUEUSE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE LA MUQUEUSE

Aux variations macroscopiques de la muqueuse, que nous venons d'étudier, correspondent sans aucun doute des variations de struc- ture. Mais, avant d'étudier ces variations, voyons tout d’abord la

constitution d'ensemble de cette muqueuse et les éléments histologiques qui la composent.

La muqueuse utérine comprend :

1) Un épithélium cylindrique, formé d'une couche unique de cellules reposant sur une basale très nette. Ces cellules sont de deux types, des cellules ciliées qui semblent exister dans toutes les muqueuses utérines, mais en nombre très variable, suivant le moment d’un cycle ovarien ou la zone considérée, des cellules avec grains de sécrétion, non ciliées, en nombre aussi très variable. Quel que soit le type de cellules considéré, elles présentent un sommet apical net, et leur contour est toujours facile à délimiter, l'ensemble forme une ligne nette et continue à la surface de la muqueuse. Ce sont des cellules généralement hautes, de 40 à 50 LH, à noyau ovalaire, occupant le plus souvent le tiers inférieur de la cellule, mais quelquefois la moitié ou les deux tiers de la cellule.

2) Un chorion qui contient les glandes utérines. Il est formé d’une sorte de tissu conjonctivo-élastique réticulé, très riche en cellules au

niveau des glandes, mais assez pauvre dans le reste. La couche la plus profonde de ce chorion a une structure fibrillaire et elle est très souvent riche en vaisseaux sanguins et lymphatiques. Elle envoie des travées fibrillaires le long des glandes. Ces travées contiennent quelques fibrilles élastiques. Il n'y a jamais de « muscularis mucosae » €t muqueuse et sous-muqueuse ne forment qu'un tout en contact direct avec la musculeuse.

3) Des glandes utérines, qui sont formées par la continuation de l'épithélium superficiel, et qui s'enfoncent dans le chorion par des invaginations étroites. Cet épithélium glandulaire est donc simple et cylindrique et présente les deux types de cellules, cellules cilées et cellules à sécrétion, en nombre variable. Mais ces glandes présentent aussi une membrane lamellaire propre édifiée par les fibres collagènes et élastiques du chorion. Leur nombre, leur aspect, leur longueur varient avec la zone considérée et le moment d'un cycle ovarien ; tantôt, elles sont arborisées, pelotonnées, circonvolutionnées, tortueuses et très nombreuses ; tantôt, elles sont rectilignes, courtes et en nombre insignifiant. Leur limite inférieure est tantôt sur une ligne horizontale, tantôt sur une ligne sinueuse avec de grandes variations. Elles débouchent à la surface de la muqueuse, soit par un orifice unique et étroit, soit dans un diverticule plus ou moins vaste et découpé où plusieurs glandes viennent déboucher ensemble, et que nous appellerons une crypte utérine, sorte d’antre à la surface de l'épithélium superficiel. Entre les traînées conjonctivoélastiques nériglandulaires et le chorion se trouvent des lacunes lymphatiques. Notons encore les modifications suivantes : chez le jeune, les glandes sont courtes, peu arborisées et peu circonvolutionnées. Enfin, leur nombre diminue à mesure que nous nous rapprochons du col. »

4) Les vaisseaux qui sont surtout nombreux en profondeur où ils forment de véritables lacis ; mais, en fait, ils existent un peu partout, sillonnant le chorion. Leurs parois sont bien nettes et ils sont faciles à reconnaître sur les coupes histologiques. A certaines périodes, nous notons la présence de nombreux lacs Iymphatiques.

5) Les lymphocytes, au nombre très variable, quelquefois très nombreux. Ils envahissent le chorion ou, au contraire, ils sont peu nombreux, mélangés à quelques polynucléaires éosinophiles.

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