‹ La Muqueuse Utérine de la JumentChapitre 24 sur 30 · RUES · texte numérisé non relu

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Au cours de cette période, l'épithélium superficiel modifie très peu ses caractères et il est impossible de faire une distinction entre les deux stades. Il est toujours haut, cylindrique, à membrane basale nettement visible. Les cellules gardent le même aspect qu'au stade précédent, avec le noyau basal occupant les deux tiers inférieurs de la cellule. Les cellules ciliées sont peu nombreuses et leur répartition est très inégale. Ce n'est que vers la fin du postæstrus que l'épithélium devient plus bas, à cellules presque cubiques avec noyau occupant la presque totalité de la cellule. Les cellules ciliées semblent un peu plus nombreuses, du moins à certains endroits.

Au niveau du chorion, nous notons au début de cette phase une densification importante du conjonctif cellulaire, avec cellules très volumineuses, claires et nombreuses ; cette densification se fait surtout dans la couche superficielle. C'est à ce moment que la vascularisation atteint son maximum ; les vaisseaux sont énormes et très dilatés et il s'est fait des infiltrations leucocytaires par plaques ou en nodules immédiatement sous l’épithélium superficiel. Par contre, les vaisseaux lymphatiques sont peu dilatés et assez peu visibles. Nous notons la présence de Lee assez nombreux, mais sans infiltration.

Au stade involutif, la densification cellulaire est moindre et le chorion apparaît plus délicat. La vascularisation est encore importante, mais l’infiltration leucocytaire est bien moindre. Par contre, le sommet des plis est très riche éh vaisseaux lymphatiques, énormes, . dilatés, et c'est sans doute la raison pour laquelle ces plis apparaissent très flasques. L'infiltration lymphocytaire reste discrète.

La couche glandulaire est à son maximum d'épaisseur et de complication au début du postæstrus. Les glandes sont très étirées et s'arrêtent à peu de distance de la musculeuse sur une limite inférieure nette. Elles sont sinueuses, -tortueuses, .spiralées, très contournées et forment de nombreux lobules volumineux, surtout dans la zone profonde. Par contre, les dilatations glandulaires sont surtout nombreuses en surface et certaines contiennent un produit de sécrétion fortement coloré. Ces glandes débouchent dans de nombreuses cryptes profondes, évasées, et anfractueuses, et elles forment de nombreux pelotons qui ressemblent à des microcotylédons prêts à recevoir les villosités choriales.

Mais ce stade d'activité dure peu et, dès le Cinquième ou sixième Jour, lui fait suite le stade involutif. La couche glandulaire perd de son importance et surtout elle ne présente plus les mêmes caractères. Les glandes sont plus courtes et tendent à devenir rectilignes en surface, mais gardent leurs complications en profondeur ; la limite inférieure de la couche glandulaire devient très peu nette et très variable.

L'aspect lobulaire s'efface en surface, mais persiste en quelques endroits et surtout dans la couche profonde. Au contraire, les dilatations se localisent dans la zone superficielle, et elles restent nombreuses jusqu'à la fin de ce stade, tandis que les cryptes deviennent peu profondes et très peu diverticulées.

La muqueuse va passer au stade suivant qui est celui de DE — ou repos sexuel.

D) Le repos sexuel.

À ce stade, la muqueuse utérine est peu épaisse et sa structure est très simple.

L'épithélium est toujours bas, à cellules cubiques ou presque, dont le noyau ovalaire ou sphénoïdal occupe presque toute la hauteur de la cellule. La membrane basale est bien visible, mais le contour des cellules est peu net. Les cellules ciliées sont rares, mais leur répartition est inégale et, à certains endroits, elles sont plus nombreuses.

Le chorion, peu épais, est formé de cellules conjonctives nombreuses dans la couche profonde, plus rares dans la couche superficielle — et de fibres conjonctives, en assez grand nombre, réparties uniformément. Il est très vascularisé, mais les vaisseaux, peu nombreux, sont petits, grêles et peu développés. Les vaisseaux lymphatiques sont surtout visibles au niveau des plis, mais ils ne présenttent jamais de dilatations. Enfin, notons une infiltration lymphocytaire toujours très discrète et située immédiatement sous l'épithélium ; parfois même, elle est absente.

La couche glandulaire, à ce stade, se réduit et devient très peu épaisse et très peu dense. L'épithélium des glandes est à cellules cylindriques, dont les noyaux occupent au maximum les deux tiers inférieurs. Comme au niveau de l’épithélium superficiel, les cellules ciliées sont peu nombreuses. Les glandes sont courtes et s’enfoncent plus où moins profondément dans le chorion. Elles sont peu con-

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