TECHNIQUES D'ETUDE
Toutes les matières utilisées pour ce travail ont été prélevées par . nos soins aux abattoirs de « La Mouche » de la Ville de Lyon, au cours de nos trois dernières années d'étude. La plupart de ces prélèvements furent faits à l'automne et surtout au printemps pour avoir le maximum de chances de trouver des matrices dont les ovaires étaient en activité sexuelle.
Nos recherches ont porté sur plus de 40 juments et sur une mule, ce qui nous a permis de pouvoir étudier des matrices venant de juments de toute race et de tout âge. Pour chaque animal, nous avons toujours vérifié l’âge par examen de la table dentaire. De même, pour chaque jument, nous avons essayé de recueillir le maximum de commémoratifs sur son comportement sexuel avant son abatage ; malheureusement, nous nous sommes heurtés souvent à l'ignorance du marchand. Malgré tout, nous avons eu la chance de trouver des utérus à tous les stades du cycle ovarien.
L'appareil génital était isolé en bloc et ramené en entier au laboratoire où, en compagnie de M. l'Agrégé Barone, nous examinions l’état des ovaires, après une série de coupes longitudinales. Notre but était de déterminer, en fonction des formations anatomiques présentes (corps rouge, corps jaune, corpus albicans, follicules kystiques,) à quel stade du cycle ovarien correspondaient ces ovaires. Ensuite, les matrices étaient fendues longitudinalement, afin d'en faire une
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étude macroscopique détaillée, concernant l'aspect de la muqueuse, la direction et le volume des plis, la qualité plus ou moins abondante de mucus, etc. Pour chaque animal, nous avons établi une fiche détaillée où nous notions la date de la mort, l’âge de l'animal, l’état des ovaires, les caractères macroscopiques de la muqueuse, le nombre et les références des divers prélèvements effectués, car, pour chaque matrice, de nombreux prélèvements étaient faits dans le but de préciser par la suite l'aspect microscopique des diverses régions de la muqueuse. Toutes nos séries de prélèvements ont porté, en outre, sur les deux ovaires, afin de pouvoir contrôler par l'examen microscopique le stade exact du cycle ovarien. De même, nous avons toujours fait plusieurs prélèvements sur une même matrice et en différents points dans le but de vérifier s’il existait des variations locales de structure ; les principaux points de prélèvements ont été le fond de la corne avec la jonction salpyngo-utérine, la base de la corne, le corps utérin et le col utérin. Ensuite, tous ces prélèvements étaient soumis à la fixation par le liquide de Bouin ou par le formol neutre à 10 %, puis inclus à la paraffine et coupés. Toutes les coupes ont été colorées au glychémalun et érythrosine, sauf dans quelques cas où nous avons employé la coloration trichrome pour préciser certains points particuliers.
Au total, plus de cinq cents préparations microscopiques ont été réalisées en vue de ce travail. Nous devons à M. l’'Agrégé Barone leur lecture et leur interprétation.