LE CASQUE
Minuit, rhiver, en carnaval ; Une femme dehors. Il neige :
Un tourbillon blanc fait cortège A la passante... Elle entre au bal;
Et, frissonnante, elle dépose Au vestiaire son manchon Arec sa mante à capuchon; Alors on voit son museau rose :
J Exquis!... le reste à l'avenant.
De la perruque à la bottine.
S'épanouit et se mutine En un costume surprenant
Dont. le système synthétique , A pour base un maillot tendu, Avec le sens très entendu, Des ressources de la plastique;
Puis des gants, une écharpe, un bout
De dentelle; peut-être encore
Un nœud de ruban qui décore
Les bons endroits, et puis... c'est tout.
Et t'est bien t Le seul point quixlochie Est la coiffure que le vent A défaite un peu par devant.
Pour réparer cette anicroche,
La belle en vain cherche des yeux Un miroir dans le vestibule...
Pas Fombre d'un. — C'est ridicule !
Alors, d'un air très anxieux,
Elle parle à la sentinelle De planton ; ce municipal Toujours pareil à chaque bal, Comme au refrain la ritournelle.
Et Ton voit soudain le guerrier, Pour complaire au séduisant masque, Sourire, soulever son casque.
Et sur son torse l'appuyer ;
En sorte que l^spiègle tille.
En ce miroir improvisé, Répare son chef défrisé Au nez du héros dont Toetl brille,
— Car on sait le tempérament Du soldat français, même corse :
Un cœur bat sous sa rude écorce. ^ Et tandis que coquettement
Elle inspecte à loisir ses charmes.
Le cimier de Tautorité Frémit — hommage à la beauté !
Entre les gants de Thomme d^armes.
:m^ik