‹ La muse à BibiChapitre 12 sur 40 · LE CASQUE · texte numérisé non relu

LE CASQUE

Minuit, rhiver, en carnaval ; Une femme dehors. Il neige :

Un tourbillon blanc fait cortège A la passante... Elle entre au bal;

Et, frissonnante, elle dépose Au vestiaire son manchon Arec sa mante à capuchon; Alors on voit son museau rose :

J Exquis!... le reste à l'avenant.

De la perruque à la bottine.

S'épanouit et se mutine En un costume surprenant

Dont. le système synthétique , A pour base un maillot tendu, Avec le sens très entendu, Des ressources de la plastique;

Puis des gants, une écharpe, un bout

De dentelle; peut-être encore

Un nœud de ruban qui décore

Les bons endroits, et puis... c'est tout.

Et t'est bien t Le seul point quixlochie Est la coiffure que le vent A défaite un peu par devant.

Pour réparer cette anicroche,

La belle en vain cherche des yeux Un miroir dans le vestibule...

Pas Fombre d'un. — C'est ridicule !

Alors, d'un air très anxieux,

Elle parle à la sentinelle De planton ; ce municipal Toujours pareil à chaque bal, Comme au refrain la ritournelle.

Et Ton voit soudain le guerrier, Pour complaire au séduisant masque, Sourire, soulever son casque.

Et sur son torse l'appuyer ;

En sorte que l^spiègle tille.

En ce miroir improvisé, Répare son chef défrisé Au nez du héros dont Toetl brille,

— Car on sait le tempérament Du soldat français, même corse :

Un cœur bat sous sa rude écorce. ^ Et tandis que coquettement

Elle inspecte à loisir ses charmes.

Le cimier de Tautorité Frémit — hommage à la beauté !

Entre les gants de Thomme d^armes.

:m^ik

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