NOCTURNE
Bon sens d*bon Dieu I ftiit*i* un vent 1 J*fais pas quat* pas Tun Taufe d*vant.
J*arriv*rai jamaP à Montrouge.
Que sal* vent ! C'est pas c'que j*ai bu :
J*ai rien bu ; ça in*est défendu ; J*peux boir* qu*avec Alphonse PRouge.
Zinguer tout seul» c'est pas mon blo*
Qui ça ? Joseph eP machin isse.
Un homme d'théât*, un artisse,
Boir' tout seul ? — Oh ! la la. — Tableau !
Tiens 1 Pig's-tu la lun* qui s'ballade ?
Que qu'a boit donc, c'te bourriquMà Pour avoir la gueul* blanch' comme ça ?
Y a pas d*bon sens ; vrai, que panade !
Si j*y payais un lit* ! — Tableau !...
Un peu plus longue, un peu moins ca'me.
On dirait la gueule à ma femme; C*est tout craché... sauf el* bandeau
Qu*a s*coir chaqu* fois su* Tcoin d*la hure Après qu'nous nous somm*s expliqués.
Cest pas qu*jaim* y taper dans Tnez; JlMi fa; c*est conV ma nature.
Mais pourquoi qu'a m*fait des chVeux gris ?
Faudrait qu*)'y fout' l'argent d'mes s'maines. J*ai beau y coller des châtaignes, Ar*pique au tas tous les samedis.
Qu*a pleur*> qu'a rigoF; c'est tout comme ;
Sûr ! j*y foutrai pas un radis.
f T'as qu'à turbiner, comm' j'y dis,
« J'travaiir ben, moi qui suis un homme ! »
c J'trouv' pas d'ouvrag' » qu'ail' me répond. Et puis tous les ans c'est un gosse ; Que pondeuse ! En v*la d'un négoce^ C'est épatant ! Â pond ! a pond !
J'en ai mon sac, mol, d'mon épouse ; Mince d'crampon ; j'y trouv' des ch'veux, C'est rien de l'dire. C'que j'me fait vieux ! Par là-d'sus madame est jalouse !
// chante :
« Je n'ai gardé dans mon malheur ff Que la moitié d'une hirondelle... o En v'ia n'encor' d'un' ritournelle :
Delphin' jalous'! — Tais-toi, mon cœur !...
Trois heur*8 qui sonn'nt ! Faut que j'rapplique S'rait pas trop tôt que j'pionce un brin ; C'que j'vas m'fout' un coup d'traversin !
Bonsoir. Â d'main la politique.
l8 LA MUSE A BIBI
OÙ donc que j*suis ? Par où que îVa8 ?
Tableau du coup qu'Joseph s*égare !.•• V*]a rPont-Neuf, j*parie un cigare ; C'est que l'Pont-Neuf ; j'arriv'rai pasi
Chauffons Ttrain ! hu* la grandVîtessel...
Tiens ! quoi donc que jMégott* dans l*noîr, Qu*est à g*nouz, là-bas, su* Ttrottoir?
Eh ! ben, là-bas, eh ! la gonzesse.
On grimp*pa8 su* les parapets !
Attends ! attends ! j*7 vas... Cré i^arce I Pigé, j'te tiens ! Dît*s donc, c'est farce Tout d'méxne ; en v'ia des moulinets !
Vous comprenez la rigolade, Vous, la p*tit* mèr*; vrai, que potîn l C'est donc marioU', c*est donc rupin De s'plaquer dans la limonade ?
Pourquoi ? Peut-ét' pour un salaud ; Pour un prop'à rien, pour un* pant'e ?
Malheur I... Tiens, vous prenez du vent'e.
Ah ! bon, chaleur ! J'comprends l'tableau :
On s'a fait arrondir erglobe,
On a sa p'tit* butte, à c'que* vois...
Eh ! ben, ça prouv* qu'on n'est pas d'bois;
A m'va, c'te môm'-là ; tiens ! j'te gobe.
Faut y donner Tjour, à c*gamin ; Maintenant qu'y est, faut pas rdéfairc; JTadop* d'abord;- j'y sers de père; Vrai ! j*iadop^ jusqu*à d'main matin.
Allons, ho! fais-moi yoir ta pomme; Rapplique un peu sous Tbec ed*gaz J'te gob'; faut profiter de Toccas' Y a pas d'erreur, va ; j*suis un homme,
Un chouett*, un zig, un rigolo.
Fait donc voir ça ; bon ! v*là qu'a pleure.». Tu frais pas tant l'étroite à c't'heure Si j'aurais laissé t'fout' dans l'eau. >
Allons I bon, c'est ma femm' ! — Tableau !