‹ La muse au cabaretChapitre 1 sur 139 · PREAMBULE · texte numérisé non relu

PREAMBULE

Et la poésie et la danse.

Ceux doués de quelques instincts

Artistiques, d'un doigt agile,

Se mirent à pétrir l'argile,

En s'inspirant, par lui séduits,

Du galbe des fleurs et des fruits :

Ils firent, pour le vin, des coupes,...

Des vases pour cuire les soupes;

Les ornèrent de tons flambards...

C'est l'origine des Beaux-Arts.

Et, comme l'heure de la table

Leur semblait la plus agréable,

Pour en calculer le retour,

Ils étudièrent le cours

Mystérieux et l'eurythmie

Des astres. D'où l'Astronomie.

Puis, lassés des mêmes menus,

Ils partirent, à l'aventure,

Vers des patelins inconnus,

Pour varier leur nourriture.

Ils passèrent les monts, les mers,

Connurent des climats divers

Ainsi que des cités nouvelles ;

Des peuplades avec lesquelles

Ils échangèrent leurs produits,

Leurs bêtes, leurs femmes, leurs fruits.

De là la marine, les routes,

Le commerce et ses banqueroutes,

Les codes, les conventions,

Les rapports entre nations,

Et l'industrie et les sciences, La monnaie et les alliances, Et les guerres, bien entendu...

Sans quoi tout progrès est foutu.

Enfin, je veux qu'on m'assassine,.

Si ce n'est, en l'occasion, La première indigestion Qui nous valut la Médecine.

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