‹ La muse au cabaretChapitre 85 sur 139 · L'ABSINTHE · texte numérisé non relu

L'ABSINTHE

Absinthe, je t'adore, certes !

Il me semble, quand je te bois, Humer l'âme des jeunes bois, / Pendant la belle saison verte !

Ton frais parfum me déconcerte.

Et dans ton opale je vois Des cieux habités autrefois, Gomme par une porte ouverte.

Qu'importe, ô recours des maudits Que tu sois un vain paradis, Si tu contentes mon envie;

Et si, devant que j'entre au port, Tu me fais supporter la Vie, En m'habituant à la Mort.

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